samedi 28 juin 2014

La vidéo de la semaine: formidable Ellie Simmonds !


Un hommage à ces nageurs et nageuses hors du commun avec la belle maîtrise technique d'Ellie Simmonds, championne paralympique du haut de ces 1m23 !

J'ai compté 34 cycles de bras sur ce dernier 50m (soit 68 coups de bras) : un modèle de fréquence, de maintien et d'efficacité dans l'eau et évidemment aussi un formidable exemple de foi en soi-même et en son sport !

Chapeau !


lundi 19 mai 2014

Vidéo de la semaine: le coude haut lors du trajet sous-marin



Voici une vidéo qui explique la position du coude haut et conseille deux éducatifs pour travailler cette position : le sculling (ou godille) et le crawl en rattrapé. La vidéo est en anglais mais les images parlent d'elles-mêmes.

Comme l'illustre cette vidéo, garder le coude haut ne veut pas dire forcément adopter une position extrême avec le coude. Il n'est pas nécessaire de complétement casser le coude (comme certains meilleurs nageurs mondiaux le font). 

L'important est avant tout de toujours garder la main plus basse que le coude, tout en gardant l'épaule haute et proche du bas du visage. Ainsi la surface d'appui et la direction de la force d'appui du bras sera optimisée.

(Attention: la nageuse, qui effectue l'éducatif du crawl rattrapé à la fin de la vidéo, oriente son bras avant, très horizontalement avec la surface (voire le pointe légèrement vers la surface). Comme je l'ai expliqué dans le livre, une telle position de bras n'est pas toujours optimale surtout pour le nageur encore hésitant car elle a pour conséquence directe d'enfoncer le bassin et de perdre en hydrodynamisme. Je vous renvoie donc aux explications du livre sur la bonne position d'allongement du bras pour le crawleur en apprentissage.)



(vidéo tirée du site australien http://effortlessswimming.com/)
lien Youtube : http://youtu.be/uDKYVjKZWoA

S'agissant de la surface d'appui lors du catch, la sensation idéale, lorsqu'on réalise bien le catch avec le coude haut, est de ressentir la pression de l'eau sur une zone qui va du bas de l'avant-bras au haut de la paume (j'ai surligné en rouge cette zone sur la photo ci-dessous). Ainsi, ce n'est pas simplement la main qui va prendre appui sur l'eau mais aussi l'avant-bras, grâce à cette position du coude haut lors du trajet sous-marin.


Bonne nage !

samedi 10 mai 2014

La vidéo de la semaine : le battement de jambes

Le battement de jambes reste le plus souvent "la croix et la bannière" pour énormément de nageurs. Je donne des conseils sur le battement dans le livre "Le Guide du Crawl Moderne": le bon geste, la bonne souplesse de la cheville...

Donc pour vous motiver un peu, je vous invite à regarder cette vidéo d'un 400m en 4'56'' (!) uniquement en battement bien sûr, réalisé par le nageur américain, Charles Houchin, champion olympique (2012) et champion du monde (2013) du relais 4x200m nage libre.


(Pour visionner la vidéo sur Youtube c'est ICI)

Voici ses temps de passage au 50m en battements:
34.23 – 37.40 – 38.09 – 37.14 – 36.87 – 37.57 – 37.87 – 37.68 = 4:56.88


Bonne nage !

PS: que ceux qui le font plus vite n'hésitent pas à m'envoyer leur vidéo bien sûr ! 

jeudi 1 mai 2014

La vidéo de la semaine : Sun Yang sens dessus dessous




(pour visionner la vidéo sur Youtube, c'est ICI)

Attention aux yeux ! Voici le champion Sun Yan, au ralenti, sans dessus dessous, lors de son record du monde sur 1500m.

Changer ainsi les répères visuels de l'observateur permet, je trouve, de mieux saisir la technicité de sa gestuelle, son roulis, son placement sur l'eau...

Bonne nage !

PS: pour une analyse plus complète de sa nage, je vous renvoie à un ancien post de ce blog.

lundi 21 avril 2014

La différence entre nager dans un bassin de 50m et un bassin de 25m



En quoi est-il plus intéressant de nager dans un bassin de 50m que dans un bassin de 25m ?

Pour répondre à cette question, il est intéressant de chercher à comparer le temps réellement nagé et non nagé (coulées et virages) d'un bassin à l'autre.

Des observations ont montré que, pour les crawleurs de haut niveau, une minute nagée dans un bassin de 25 yards (soit environ 23 mètres) se décompose réellement en 43 secondes nagées et 17 secondes consacrées à virer et à avancer en coulées. 

Dans un bassin de 50 mètres, durant une minute, un athlète nage lui 53 secondes et ne nage pas que 7 secondes.

On voit donc à quel point la différence de temps de repos est grande entre ces deux types de bassin.

Bonne nage !

Source : www.xtri.com

vendredi 18 avril 2014

La vidéo de la semaine: bien réaliser l'inspiration en crawl



On retrouve dans cette vidéo quelques règles d'or pour bien inspirer, phase cruciale dans un cycle de crawl :

- chercher au maximum à inspirer dans la vague, un bon tiers du visage restant sous la surface ; le truc est de s'appliquer à garder un oeil sous l'eau; à ce sujet, deux options : regarder légèrement en arrière (comme expliqué sur la vidéo) mais on peut aussi s'obliger à regarder un point situé sur le côté du bassin et sous la surface de l'eau (par exemple un autre nageur dans une autre ligne) ; ainsi on est vraiment obligé de garder un oeil sous la surface) ;

- ne pas redresser la tête;

- commencer à expirer sans attendre afin de bien vider ses poumons avant l'inspiration; le conseil qu'on lit parfois selon lequel il faudrait garder l'air le plus longtemps possible dans ses poumons pour avoir une meilleure flottaison n'est pas réellement utile. Il faut mieux commencer à expirer tôt, doucement par le nez, et forcer son expiration juste avant l'inspiration (voir les explications du livre sur le sujet pages 40 et suivantes);

- expirer si possible par le nez.

Bonne nage!

mercredi 9 avril 2014

La vidéo de la semaine : la position de l'épaule

Je continue ma série de vidéo de la semaine à titre d'illustrations au livre.

J'insiste beaucoup dans le livre sur un détail très important pour une bonne technique en crawl: la position sous-marine de l'épaule .

Sur cette vidéo, on voit très bien comment le nageur s'applique à toujours venir positionner son épaule près de son mention (et non pas, comme beaucoup trop de nageurs le font près de son oreille ou pas assez près de son visage).

Ce mouvement permet une meilleure pénétration dans l'eau, un meilleur placement de l'épaule pour le "catch" et un meilleur roulis. Attention, toutefois, à ne pas venir étendre votre bras devant votre tête à cause de cela, mais à toujours garder l'extension bien dans l'axe de l'épaule (voire même légèrement
à l'extérieur de cet axe).


Bonne nage !

jeudi 27 mars 2014

La vidéo de la semaine : Ben Sanson en FQS



La vidéo de la semaine rend hommage à l'un des meilleurs nageurs actuels sur le circuit Ironman: Benjamin Sanson ; la semaine dernière, il est sorti premier de l'eau sur l'Ironman de Melbourne en 45'23 (soit une moyenne de 5km/h). 

Sur cette vidéo (malheureusement de faible définition), on le voit nager très relax dans un bassin de nage, avec un style en Front Quadrant Swimming (ou semi-rattrapé) très prononcé.

C'est une bonne illustration de nombreux points fondamentaux évoqués dans le livre: en particulier, l'équilibre global du nageur qui passe d'une position horizontale stable et confortable d'un côté sur l'autre tout en restant bien profilé.


On pourra aussi remarquer la très bonne gestuelle de l'épaule aérienne qui va bien se dégager hors de l'eau pour revenir se placer sous l'eau près du menton.


De manière globale, on perçoit bien la nage très relâchée.

C'est une belle illustration que bien crawler demande peu d'effort dès lors que le nageur maîtrise sa position et ses appuis dans l'eau.

Attention : cette vidéo ne représente pas le style de nage que ce nageur utilise en compétition en eaux libres. Sur cette vidéo, il ne nage certainement pas à 5km/h mais sans doute plutôt autour de 4km/h (fréquence basse de bras d'environ 48 coups de bras par minute). Il insiste avant tout sur la recherche d'amplitude, le roulis et le relâchement. En compétition, il augmentera forcément sa fréquence de bras et modifiera son style en conséquence.

Bonne nage !  

vendredi 7 mars 2014

La vidéo de la semaine: comparaison de style lors de la finale du 1500m des JO d'Athènes


Sur cette courte vidéo apparaissent dans l'ordre:
- Larsen Jensen (USA): argent sur cette course;
- David Davies (UK) : bronze sur cette course;
- Grant Hackett (AUS) : or sur cette course.

On peut observer la différence de style de David Davies par rapport aux deux autres nageurs.

Davies nage avec un style en opposition et une très haute cadence de bras ; on le remarque en particulier en le comparant à Hackett à ses côtés sur la fin de la vidéo. Le style de Davies est très proche du style de Laure Manaudou par exemple.

Les deux autres nageurs appliquent des principes inverses (style en FQS) et la différence de nombre de coups de bras par longueur est très conséquente entre Davies et les autres nageurs.

Un très bel exemple de différences de style au plus haut niveau !

Bonne nage !

vendredi 21 février 2014

La vidéo de la semaine : les trois styles de crawl


Voici en illustration au livre (chapitres 17 à 22) une vidéo reprenant les trois styles de crawl :
- hip driven (ou FQS),
- shoulder driven (ou en opposition)
- body driven (ou bras tendus).



Bonne nage !

mardi 11 février 2014

En profondeur : la difficulté du style de bras en projection

Ce billet s'adresse tout particulièrement aux triathlètes et nageurs d'eaux libres. Un certain nombre d'entre eux utilisent une technique de bras que je qualifie de style en projection. Cela consiste non pas tellement à ramener le bras aérien de manière relâché avec le coude plié mais plutôt avec le bras presque tendu et en lançant le bras vers l'extérieur puis l'avant afin de lui donner une réelle inertie (voir notamment les chapitres 33 et 51 du livre).

Ce style de bras a certains avantages et on le voit très souvent utilisé en compétition en eaux libres. Maintenant pourquoi n'est-il pas conseillé aux débutants ou aux nageurs moyens ?

Pour comprendre le problème, il suffit de comparer ses deux vidéos: l'une montre un triathlète au niveau moyen et l'autre celle d'un très bon nageur et coach australien, Brenton Ford, nageant un 400m en 4'15'' environ. 

On peut observer que tous les deux utilisent dans une large mesure ce style de bras en projection et n'adoptent pas un retour aérien du bras relâché, coude fléchi. C'est, par exemple, particulièrement vrai du bras droit de Brenton qui revient très près de la surface. A partir d'une certaine fréquence de bras ou aussi souvent dans certaines conditions de plans d'eau, ce geste devient particulièrement naturel et efficace pour le bon nageur.

Vidéo de Brenton Ford (400m en 4'15'' - tempo trainer : 82)


Vidéo du triathlète amateur


Toutefois, une différence énorme saute aux yeux : en dépit de ce mouvement de bras, le très bon nageur arrive à rester parfaitement en ligne avec tout son corps (tronc, bassin et jambe); le fait de lancer ainsi son bras vers l'extérieur et l'avant ne déséquilibre pas du tout le reste de son corps: il reste parfaitement profilé dans le plan horizontal (son bassin et ses jambes ne partent pas de droite à gauche) et dans le plan vertical (bien qu'on n'ait pas une vue sous-marine, on perçoit bien qu'il reste bien horizontal sur l'eau).

En revanche, le triathlète amateur, lui, nage en godillant avec son corps: le fait de lancer ainsi le bras vers l'extérieur le désaxe à chaque mouvement de bras et le fait entrer sa main droit devant sa tête: la ligne du profil de son corps (du haut de sa main à ses pieds) en vient à dessiner un arc-de-cercle.


 
Ce manque de "rectitude" est extrêmement dommageable pour au moins deux raisons:

- le nageur perd en hydrodynamisme car il augmente sa surface frontale d'avancement ;

- il perd également en énergie (pour ceux qui font du vélo, vous percevez bien la différence entre pédaler sur un cadre mou qui, en se tordant à chaque coup de pédale, va gaspiller une grande partie de votre force et un cadre hyper-rigide qui lui, au contraire, permet un excellent transfert de la force de la pédale vers le pédalier et la roue ; ce n'est pas pour rien que les cadres de vélo de compétition sont particulièrement rigides). C'est la même chose en natation : plus le nageur est désuni, moins efficient il sera dans l'eau.
Pour être efficace, un style en projection doit être obligatoirement lié à un excellent gainage et un très bon équilibre dans l'eau. Si le nageur n'est pas capable d'avoir de tels caractéristiques, il doit sans doute chercher à minimiser tous les mouvements de son corps (bras compris) qui justement tendront à le déséquilibrer et le faire sortir d'une trajectoire rectiligne. Sur l'importance de cette droite, lire par exemple le chapitre 58 du livre).

Bonne nage !

vendredi 7 février 2014

Des questions de débutants

La sympathique communauté "Le triathlon pour nous les filles" m'interpelle sur les questions suivantes :

1) Quelle progression suivez-vous pour initier un nageur à la technique du crawl?

La question est vaste. J'ai même écrit le livre justement sur ce sujet. Donc il serait illusoire de vouloir répondre à cette question sur le blog. Maintenant, je pense que l'une des clés de l’initiation au crawl est de bien comprendre qu'il ne s'agit pas d'une nage ventrale mais d'une nage consistant à alterner une position confortable allongée sur un côté puis sur l'autre. Des nageurs restent bloqués de longues années à chercher leur équilibre à nager sur le ventre. Or, en phase d'apprentissage surtout, on doit plutôt chercher cet équilibre en se positionnant légèrement sur le flanc. Trouver cette position d'équilibre sur le côté est définitivement l'une des fondations du crawl et sans fondation, on ne construit rien de bon, n'est-ce pas ?

2) Quel est l'intérêt pédagogique de la nage hybride: jambes brasse/ bras crawl et inversement ?

A mon avis, je n'en vois pas l'intérêt mais peut être que certaines méthodes d'apprentissage le recommandent. Le nageur a tout intérêt à s'habituer le plus possible à la position allongée. Si le nageur cherche un mouvement de jambes différent du battement, il aura plutôt intérêt à faire des ondulations qui sont beaucoup plus compatibles avec le crawl (bien que c'est vrai, l'ondulation n'est pas un geste toujours facile à maîtriser aux premiers abords).  Pour ceux qui ont de vrais problèmes avec leurs jambes lors de l'apprentissage du crawl, je conseillerai vivement de porter des palmes courtes (surtout pas longues). Ca devrait les aider à trouver un meilleur équilibre.

3) Quel exercice donner pour que l'apprenant réussisse à respirer sur le côté et non devant?

Pour débuter, l'un des meilleurs exercices que je conseille dans le livre (et je ne suis pas le seul) est de faire des longueurs en battement, un bras allongé devant soi, l'autre allongé sur son flanc (si besoin avec des palmes courtes (zoomers en anglais)) et d'alterner la nage d'un côté sur l'autre, avec la tête regardant le fond du bassin. Ensuite, sortir la tête pour inspirer en synchronisation avec l'épaule. Cela permet au nageur de se familiariser avec le fait qu'il lui suffit de tourner la tête pour inspirer et qu'il n'est pas nécessaire de lever la tête.


 (Dessin d'Elise Gilles pour le livre "Le Guide du Crawl Moderne")

PS: Baladez-vous dans le blog avec la fonction recherche par mot clé (colonne de droite) et vous trouverez beaucoup d'autres conseils.

Bonne nage !

mardi 4 février 2014

La vidéo de la semaine : équilibre et confort dans l'eau

J'inaugure une nouvelle rubrique que, j'essaierai de rendre hebdomadaire. Elle sera consacrée à des  vidéos dont l'utilité viendra en support du livre.

Voici donc la première qui déroule clairement un cheminement possible pour plus d'équilibre et de confort dans l'eau et qui illustre des idées figurant dans les premiers chapitres du livre.

Bonne nage !





samedi 25 janvier 2014

En profondeur: la comparaison de la position de l'épaule



Voici deux photos qui montrent deux positions tout à fait différentes de placement de l'épaule:
  • sur la photo du haut, l'épaule est placée au niveau de l'oreille: elle recouvre l'oreille ; le nageur se trouve relativement à plat; l'épaule n'est pas très avancée;

  • sur la photo du bas, l'épaule est placée beaucoup plus bas et plus avancée: l'oreille n'est pas masquée par le bras ; l'épaule est contre le menton.
(NB: Les deux nageurs ne sont pas exactement au même moment de leur cycle de nage, ce qui explique aussi la différence de positionnement de l'épaule. Mes commentaires seront un peu injustes pour le nageur du haut qui n'a sans doute pas totalement fini son mouvement d'avancée de l'épaule au moment de la photo; néammoins dans un but pédagogique, la comparaison de ces deux photos est intéressante).
D'un point de vue hydrodynamique, les deux nageurs ferment l'espace entre la tête et l'épaule avant, ce qui est évidemment positif; en revanche, l'épaule basse sur la photo du bas est beaucoup plus intéressante d'un point de vue hydrodynamique car elle réduit encore plus la surface frontale. 

De plus, sur la photo du haut, l'espace entre la tête et l'épaule arrière est important alors que sur la photo du bas, cet espace est beaucoup plus restreint du fait de la bonne position de l'épaule avant. On perçoit que le fait d'avancer ainsi l'épaule fait que l'épaule arrière est plus derrière dans le profil du corps, alors que sur la photo du haut on voit que l'épaule gauche offre une plus grande résistance à l'eau. 

L'épaule avant sur la photo du bas est aussi en meilleure position pour faciliter l'amplitude de la nage car elle va permettre au nageur d'appuyer plus loin devant.

De plus, d'un point de vue de l'équilibre horizontal, le fait de placer l'épaule plus bas va faciliter une position du bassin plus haute. On dit parfois que les bons nageurs crawlent "en descente" (swimming downhill): c'est à dire qu'ils cherchent à créer un léger déséquilibre du corps vers le fond avec le haut du corps pour ainsi bien laisser le bassin et les jambes dans la traînée du corps, en se collant à la surface. 

On voit bien sur la photo du bas comment le bassin, les jambes et les pieds sont invisibles car parfaitement placés dans la traînée du nageur.

Conclusion: l'épaule avant positionnée au plus près du bas du visage va permettre:
  • une meilleure horizontalité du nageur (en aidant le placement du bassin, des jambes et des pieds dans la traînée);
  • une réduction de la surface frontale du nageur (meilleur hydrodynamisme);
  • une plus grande amplitude dans le cycle de bras.
Bonne nage !

vendredi 17 janvier 2014

Test : Finis Agility taille Large

J'ai déjà parlé sur ce blog des plaquettes Finis Agility. A l'époque, elles n'existaient qu'en une seule taille. Depuis, Finis a sorti le même modèle de plaquettes mais en deux autres tailles: Small et Large:


Je voulais vous faire part de tout le bien que je pense que cette plaquette dans sa taille Large (facile à reconnaître avec ses trois petits points noirs) (voir photo) :


 La plaquette dans sa taille médium était légèrement plus large que la main d'un nageur (voir photo)


Cette nouvelle taille Large est largement plus large, comme on peut le voir sur la photo:



Je rappelle que la particularité de cette plaquette est d'avoir une forme hydrodynamique et une absence totale d'élastique pour la maintenir : la tenue se fait juste grâce un simple trou où l'on glisse le pouce. Cela donne, je trouve, un très grand degré de confort et de liberté avec cette plaquette.

J'avais trouvé que cette plaquette en taille médium était autant un outil de renforcement musculaire qu'un outil pour travailler sa technique et était particulièrement adapté à un geste sous-marin en "I" ou un style FQS.

La plaquette dans sa taille Large va exactement dans le même sens sauf que, grâce à sa plus grande surface, l'aspect renforcement musculaire est beaucoup plus important. 

Pour autant, elle ne demande pas une très grande force pour être maniée en crawl: pour vous donner une idée, je pense qu'elle correspond tout à fait aux plaquettes Tyr Catalyst couleur Rouge donc plutôt une taille médium/large en plaquettes mais certainement pas une taille Extra Large (bleu ou noir en Catalyst).

Par rapport à la taille M, cette plaquette en taille Large est moins versatile: elle m'a paru beaucoup plus facile à manier en crawl que dans les autres nages. Elle est aussi intéressante pour des éducatifs de godille (sculling in English) avec les mains.

En conclusion, c'est un produit très intéressant, très agréable à nager et qui procurera plus de renforcement musculaire en crawl que sa petite soeur mais qui sera moins versatile pour une pratique en brasse, pap ou dos.

Bilan:

points positifs:
- forme très bien étudiée,
- excellentes sensations en crawl,
- bonne surface pour le renforcement musculaire (un vrai plus par rapport à la taille M),
- facilité de prise en mains et d'utilisation,
- un excellent complément à des plaquettes plus adaptés au crawl en opposition (type TYR CATALYST),
- parfaite pour la gestuelle du crawl FQS.


points négatifs:
- un peu large pour une utilisation aisée en brasse, pap ou dos (à moins d'être assez costaud),
- plutôt typé crawl FQS (qualité ou défaut ? à vous de choisir...).

Bonne nage !


samedi 11 janvier 2014

Oubliez les défauts, pensez à vos freins !

Voici une vidéo du meilleur nageur amateur à Kona (51'41'' en 2012), Bart Colpaert. Bart a également réalisé un temps de 44'17'' sur la partie natation de l'Ironman de Frankfurt.

La vidéo est prise en piscine et il n'est pas très facile d'estimer sa vitesse. Sous cette réserve, on peut  remarquer comment Bart possède un style très personnel et très particulier, qui est assez loin des canons de ce qu'on pourrait considérer être une technique parfaite en crawl. Pour autant, il arrive à nager vite et très efficacement avec sa technique.


Dans mon livre, je consacre un chapitre à ce que j'appelle les "freins" du nageur. Les freins sont des mouvements ou positions que le nageur adopte mais qui le ralentissent. Par exemple, le premier de ses freins est la manque d'horizontalité. J'en ai listé six autres principaux.

Si on observe le style de Bart, on peut constater qu'il n'y a pas de freins (ou très peu) dans son crawl. Son bassin reste proche de la surface, son battement est bien réalisé (et particulièrement puissant semble-t-il), il reste très en ligne, son inertie est bonne, ses appuis sont efficaces.

Maintenant si on observait sa technique au ralenti sans tenir compte de son efficacité, on pourrait être tenter de souligner des défauts dans son style (entrée de la main droite devant la tête, main droite qui croise la ligne médiane sous l'eau...). Mais devrait-il chercher à les corriger ? 

Autant il est important de supprimer les freins, autant il est souvent illusoire de vouloir pratiquer un crawl parfaitement en accord avec les canons esthétiques qu'on peut considérer devoir s'appliquer au crawl.

A vouloir pratiquer un crawl sans "défauts" (je mets volontairement le mot défaut entre guillemets car il est pour moi relatif), on peut tout à fait perdre en efficacité et en rendement. On voit souvent des nageurs qui cherchent avec beaucoup d'efforts à réaliser parfaitement certains gestes qu'ils croient essentiels or, souvent, ce souci du détail inutile les fait se perdre. On se voit poser des questions aussi sur certains détails qui n'ont pas d'importance. Le crawl est dans les détails mais dans les détails utiles, ceux qui sont essentiels.

A l'inverse, je ne conseillerai pas particulièrement de chercher à reproduire le mouvement de bras sous-marin si particulier de Bart car il pourrait avoir des effets tout à fait inappropriés sur un autre nageur (douleur d'épaule, godille du corps...).

En conclusion, il est avant tout intéressant de chercher à supprimer les freins dans son crawl.
Interrogez-vous sur l'effet réel de vos défauts car il faut aussi savoir faire fi des défauts tant qu'ils n'ont pas réellement d'effets négatifs sur le but recherché par le nageur. En l'occurence pour Bart, sortir en tête du peloton des amateurs sur Ironman.

Bonne nage !

dimanche 22 décembre 2013

Koan : l'O



Bonnes fêtes et bonne année 2014 !



NDLA : l'"O", calligraphie de l'Enso (jap., Cercle) symbolise dans le bouddhisme zen
la vacuité, ou la pratique et l'éveil qui sans cesse se renouvellent (dokan, anneau de la Voie).


vendredi 6 décembre 2013

Disponibilité du livre LE GUIDE DU CRAWL MODERNE




Le livre LE GUIDE DU CRAWL MODERNE était en rupture de stock dès hier sur Amazon, le jour même de sa sortie. Merci beaucoup à tous ceux qui l'ont commandé !

Pour les autres, vous pouvez toujours le commander sans attendre car l'éditeur m'a assuré ce matin que le réassort sera disponible chez Amazon d'ici quelques jours seulement (vous n'aurez donc pas à attendre plusieurs semaines pour le recevoir).

En prime, un extrait du livre sur le gainage publié sur le site de l'éditeur : LE GAINAGE






Bonne lecture!



mardi 3 décembre 2013

La sortie du livre LE GUIDE DU CRAWL MODERNE dès après-demain 5 décembre




La sortie du livre "LE GUIDE DU CRAWL MODERNE" en librairies est bien confirmée par l'éditeur (Thierry Souccar Editions) pour ce Jeudi 5 décembre.
 
ATTENTION: comme toujours pour ce genre de livres, le premier tirage est limité (ce n'est pas le prix Goncourt ;-)). 

Le livre ne sera donc pas disponible dans toutes les librairies mais uniquement dans les grandes chaînes (Fnac, Cultura, Leclerc...) et sur les sites de vente en ligne (Amazon, etc.). 

Ne soyez pas déçu de ne pas le voir sur les étagères de votre librairie de quartier ; il faudra alors sans doute le lui commander. 

Je vous conseille donc de ne pas tarder si vous voulez vous le procurer ou l'offrir pour les fêtes.

Merci pour votre fidélité !

Bonne nage !