dimanche 22 décembre 2013

Koan : l'O



Bonnes fêtes et bonne année 2014 !



NDLA : l'"O", calligraphie de l'Enso (jap., Cercle) symbolise dans le bouddhisme zen
la vacuité, ou la pratique et l'éveil qui sans cesse se renouvellent (dokan, anneau de la Voie).


vendredi 6 décembre 2013

Disponibilité du livre LE GUIDE DU CRAWL MODERNE




Le livre LE GUIDE DU CRAWL MODERNE était en rupture de stock dès hier sur Amazon, le jour même de sa sortie. Merci beaucoup à tous ceux qui l'ont commandé !

Pour les autres, vous pouvez toujours le commander sans attendre car l'éditeur m'a assuré ce matin que le réassort sera disponible chez Amazon d'ici quelques jours seulement (vous n'aurez donc pas à attendre plusieurs semaines pour le recevoir).

En prime, un extrait du livre sur le gainage publié sur le site de l'éditeur : LE GAINAGE






Bonne lecture!



mardi 3 décembre 2013

La sortie du livre LE GUIDE DU CRAWL MODERNE dès après-demain 5 décembre




La sortie du livre "LE GUIDE DU CRAWL MODERNE" en librairies est bien confirmée par l'éditeur (Thierry Souccar Editions) pour ce Jeudi 5 décembre.
 
ATTENTION: comme toujours pour ce genre de livres, le premier tirage est limité (ce n'est pas le prix Goncourt ;-)). 

Le livre ne sera donc pas disponible dans toutes les librairies mais uniquement dans les grandes chaînes (Fnac, Cultura, Leclerc...) et sur les sites de vente en ligne (Amazon, etc.). 

Ne soyez pas déçu de ne pas le voir sur les étagères de votre librairie de quartier ; il faudra alors sans doute le lui commander. 

Je vous conseille donc de ne pas tarder si vous voulez vous le procurer ou l'offrir pour les fêtes.

Merci pour votre fidélité !

Bonne nage !







dimanche 1 décembre 2013

Quelques extraits du livre dans la newsletter "Le Plaisir de Nager"

Bonjour,

A l'occasion de la parution du livre "LE GUIDE DU CRAWL MODERNE", j'ai le plaisir de vous annoncer que je publierai une newsletter, à compter du mois de décembre.

Elle sera évidemment gratuite et contiendra évidemment des informations techniques sur la natation, fidèles au contenu du blog.


Son premier numéro contiendra quelques pages tirées du livre pour vous en donner un avant-goût.

Pour vous inscrire à cette newsletter, il vous suffit d'enregistrer votre email dans la case prévue à cet effet en haut à droite de ce blog.

Si vous aimez la newsletter, vous pourrez aisément la transmettre à vos ami(e)s intéressés par la natation.

Bonne nage !





dimanche 24 novembre 2013

FAQ : "SWOLF" ? Vous avez dit "SWOLF" ?



Le SWOLF SCORE est la contraction de "Swim Golf". La plupart des modèles de montres natation possèdent maintenant cette fonction intégrée (Finis, Garmin, Poolmate...) et on présente cet indicateur comme l'indicateur de l'efficacité en natation. Est-ce réellement le cas ?

1- Comment calculer son SWOLF SCORE ? 

Si vous ne possédez pas ce genre de montre, pour obtenir votre SWOLF SCORE, il vous suffit d'ajouter votre nombre de coups de bras au temps par seconde pour une distance de 50 mètres (c'est la distance généralement adoptée pour calculer le SWOLF SCORE).

Ainsi, le nageur qui nagera 50 mètres en 45'' avec 40 coups de bras aura un score égal à 45+40 = 85. Un nageur qui nagera cette même distance en 40" avec 42 coups de bras aura un score légèrement meilleur : 40+42 = 82. Un nageur qui nagera plus lentement, par exemple en 43", mais avec 38 coups de bras aura lui un meilleur score; : 43+38 = 81.

Attention d'ailleurs avec les montres citées (Garmin, Finis...) car elles calculent le nombre de coups de bras sur la base d'un seul bras; ainsi, suivant la main sur laquelle vous portez la montre, le SWOLF SCORE pourra ne pas être totalement exact.

2- L'intérêt du SWOLF SCORE

En natation, l'amplitude reste l'un des facteurs déterminants de la performance à quelques exceptions toutefois. Le SWOLF SCORE, prenant en compte à la fois l'amplitude et la performance chronométrique, permet de faire travailler le nageur vers une nage à meilleur rendement. Ainsi, si un nageur gagne 2'' au 50m mais doit pour cela faire 3 cycles de bras de plus, aura-t-il véritablement améliorer l'efficacité de sa nage ? Sans doute pas et il n'aura pas amélioré son SWOLF SCORE.

Chercher à améliorer son SWOLF SCORE plutôt que sa seule performance chronométrique va obliger le nageur à parfaire sa technique de nage. C'est surtout vrai pour le nageur qui possède des défauts techniques : ainsi, il est probable qu'il ait une marge de progression importante dans son SWOLF SCORE. En s'obligeant à réduire son nombre de coups de bras, sans toutefois nager moins vite par exemple, il va être obligé de mieux nager (c'est l'approche de la méthode de Natationpourtous par exemple et je vous renvois vers son livre pour plus de détails).

Pour le nageur qui possède déjà une bonne technique, le SWOLF SCORE peut aussi être utile à trouver le meilleur rapport fréquence/amplitude. Pour cela, il faut demander au nageur de nager chaque longueur en modifiant son nombre de coups de bras d'un coup de bras et de mesurer son SWOLF SCORE. On va trouver normalement une forme en U si on compare le SWOLF SCORE entre chaque 50 m (on met sur un graphe pour chaque longueur un point ayant pour ordonnée le SWOLF SCORE et pour abcisse le nombre de coups de bras), c'est à dire que le SWOLF SCORE va diminuer et ensuite augmenter : le nageur pourra alors constater que son meilleur SWOLF SCORE se situe avec une amplitude de X mouvements de bras avec + ou - 1 mouvement de bras. Si le nageur varie plus par rapport à ce nombre X de mouvement (que ce soit en augmentant le nombre de coups ou bien en le diminuant), son SWOLF SCORE sera moins bon. 

Il sera alors intéressant de comparer ce résultat avec le ressenti du nageur. Est-ce que le nageur se sent le mieux lorsqu'il nage avec la fréquence lui donnant le meilleur SWOLF SCORE ? Ce n'est pas forcément le cas en fait car le SWOLF SCORE donne un avantage aux grands nageurs. Pour les nageurs de taille moyenne ou petite, il peut être intéressant de pondérer le SWOLF SCORE en ne comptant non pas les coups de bras mais les cycles de bras. Avec cette pondération, on peut constater une meilleure corrélation pour certains nageurs entre le ressenti du nageur et le SWOLF SCORE. Pour plus d'infos, je vous renvoie au lien en bas de l'article (site en anglais).

 3- Les limites du SWOLF SCORE

Le SWOLF SCORE n'est pas un outil de comparaison entre nageurs mais plutôt un outil de progression personnelle.

Pourquoi ? car le SWOLF SCORE va indéniablement privilégier les nageurs à forte amplitude (ou éventuellement à puissants battements) et donc très logiquement les nageurs les plus grands et les plus longilignes par rapport aux plus petits gabarits  D'ailleurs, le recordman du SWOLF SCORE serait Alexander Popov avec un score de 45 (20 coups de bras pour 25 secondes...sur 50 mètres bien sûr !!).

Comme l'explique Evan Morrisson, pour prendre deux extrêmes, le nageur chinois Sun Yang (1m98) a un SWOLF SCORE de 59, là ou Janet Evans (1m68) a un SWOLF SCORE DE 79, soit 20 points d'écart (alors que leur différence de temps sur 50m est de 4'' pour ce calcul) ! On ne peut dès lors en conclure que Sun est bien meilleur nageur techniquement que Janet car ce serait faire abstraction de leur énorme différence de gabarit et de style. Et heureusement la natation reste un sport où la diversité de style a encore sa place !

Il ne faudra pas non plus chercher à comparer des SWOLF SCORE en eaux libres avec des SWOLF SCORE en piscine du fait de la différence de styles. En eaux libres, l'amplitude est généralement plus faible qu'en piscine pour de multiples raisons (style de nage différent, battement moins puissant...).



samedi 23 novembre 2013

Parution de la méthode d'entraînement de Natationpourtous

Vous connaissez sans doute le site www.natationpourtous.com animé par l'entraîneur, Matthieu Chadeville.

En écho à son site, Matthieu a récemment sorti aux Editions Amphora une méthode d'entraînement pour tous.

Je tenais à saluer la parution de ce très bon ouvrage qui offre une approche très structurée pour construire ses plans d'entraînement dans les quatre nages.


Le livre est très détaillé et rigoureux et propose des séquences d'entraînement en plusieurs phases, pour un nageur s'entraînant idéalement de 2 à 4 fois.

Le fil conducteur de la construction des séances est l'amélioration du SWOLF SCORE avec un travail avant tout sur l'augmentation de l'amplitude tout en restant sur un même chrono par longueur. Cette approche est partagée par beaucoup d'entraîneurs (on se souvient par exemple qu'Alexandre Popov privilégiait ce travail en fluidité et en amplitude). Je parlerai plus en détails du SWOLF SCORE sur ce blog très prochainement.

C'est un livre certainement utile pour ceux qui désirent mieux structurer leurs séances de natation, et totalement complémentaire du Guide du Crawl Moderne.

Bonne lecture !


mardi 12 novembre 2013

"Le Guide du Crawl Moderne" bientôt en librairie

Initialement paru en 2010 et remis à jour et complété à de nombreuses reprises depuis lors, le livre "Le Plaisir de Nager" (rebaptisé "Le Guide du Crawl") s’appellera dorénavant :

LE GUIDE DU CRAWL MODERNE

Il sortira, début décembre, en version broché de 160 pages, chez Thierry Souccar Editions.

Vous pourrez vous le procurer dans toutes les bonnes librairies et auprès des sites habituels de vente en ligne.

Préfacé par le champion olympique et champion du monde, Fabien Gilot, il contient 70 illustrations totalement originales.




J'en profite pour remercier tous mes lecteurs pour leurs encouragements et leur fidélité.

Bonne lecture et bonne nage !

 



lundi 28 octobre 2013

Analyse de nage amateur : nouvel exemple de plusieurs défauts très habituels

Voici une courte séquence d'une nageuse triathlète en vue sous-marine:


Sa nage recèle un certain nombre de défauts très habituels : en voici les principaux en détail et en images commentées :

1. le manque d'horizontalité :


2. un équilibre pas assez bien maîtrisé :


3. la tête sort trop haut lors de l'inspiration



4. des bras aux trajets trop assymétriques avec un bras gauche nettement plus faible techniquement que le bras droit, défaut certainement lié à une respiration unilatérale pas assez bien maîtrisée :

- le bras droit :




 

- le bras gauche :

 

Pour essayer de corriger ces défauts, je conseillerai à cette nageuse de pratiquer, notamment, l'éducatif de la nage à un bras pour parfaire son mouvement d'inspiration et d'intégrer l'usage d'un tuba frontal pour lui permettre de bien se concentrer sur sa technique de bras (surtout pour le bras gauche).

Bonne nage et bons progrès !



samedi 27 juillet 2013

Test: FINIS ZOOMER Z2, les palmes qui brûlent les jambes !

En matière de palmes, le marché se sophistique de plus en plus : on est loin des palmes rudimentaires d'antan.

Dans la série des palmes très courtes (souvent appelées Zoomers en anglais), Finis a lancé un nouveau modèle, plutôt extrême, car, non seulement la palme est très courte, mais en plus, elle est très, TRES souple !

Il s'agit des Zoomers Z2:



En termes de conception, c'est donc l'exact opposé d'une palme longue et rigide. Et logiquement, l'effet ressenti est aussi à l'opposé des grandes palmes.

Cette forme courte ajoutée à cette grande souplesse a pour effet de totalement réduire l'effet de propulsion à basse fréquence de jambes: si vous battez lentement des jambes, il ne se passera pas grand chose. En revanche, dès que vous battez vite des jambes, alors la puissance de la palme apparaît. C'est assez surprenant. En plus, la forme de l'arrière de la palme (voir photo) fait qu'elle permet aux muscles situés à l'arrière de la jambe (ischio-jambiers et fessiers) de plus travailler qu'avec une palme à la forme traditionnelle (*).


Manier ces palmes n'est donc pas une partie de plaisir, mais elles sont conçues pour cela: se faire mal aux jambes !

C'est un produit technique et très spécifique. Je les recommenderai donc plutôt à deux catégories de nageurs et nageuses :

- ceux qui souhaitent mettre à profit leur séance de natation pour développer la musculature de leurs jambes (que ce soit dans un but sportif ou esthétique) tout en ayant un effort cardio très soutenu. La Zoomer sera beaucoup plus intéressante pour cela que des grandes palmes. Elle se prêtera bien à un travail en fractionné car, à moins d'avoir une condition physique exceptionnelle, il y a peu de chances que vous puissiez enchaîner beaucoup de longueurs avec elles sans avoir les cuisses qui "piquent" (évidemment, comme je l'ai dit, en battant à haute fréquence; sinon elles ont beaucoup moins d'intérêt).

- les séances de sprint du fait de la puissance et de la fréquence qu'elles requièrent et permettent de développer.

Le prix public est apparemment autour de 25 euros actuellement.

Si possible, je vous conseillerai plutôt de les essayer avant l'achat car elles me semblent tailler un tout petit peu petit (avec un écart d'environ 1/2 taille par rapport aux chaussures de ville).

Bonne nage !

(*) Pour les coureurs à pied adeptent de la foulée médio-pied, ce n'est pas anodin !

vendredi 26 juillet 2013

Test: FINIS NEPTUNE, le nouveau standard du MP3 pour nageurs

On dit que la musique adoucit les moeurs alors, à l'heure où beaucoup de bassins sont surchargés de nageurs en cette période chaude et estivale, pourquoi ne pas vouloir nager en musique pour se relaxer ? Rien de tel que d'enchaîner les longueurs sur ses hits préférés !

J'ai pu tester le nouveau lecteur MP3 de Finis, le NEPTUNE. Voici une synthèse de mes réflexions et observations sur ce nouveau produit:

Petit rappel "historique": Finis fut le premier et le seul à proposer un lecteur MP3 par conduction osseuse, le Swimp3. Ce modèle, dont la première version fut mise sur le marché avant 2009, a évolué pour aboutir l'année dernière à la version 3 dont j'avais déjà parlé sur ce blog.

Le Swimp3 (dans sa version actuelle de 2GB)


Au contraire d'autres marques concurrentes, Finis a toujours misé sur cette technologie qui permet au son du Mp3 de passer non pas par l'oreille externe grâce à des écouteurs fixés dans les oreilles (comme c'est le cas de ses concurrents) mais par l'oreille interne grâce à des écouteurs qui se placent sur la machoîre.

La différence est de taille: car dès que l'eau s'infiltre entre l'oreille et l'écouteur dans le cas d'un Mp3 classique (ou par oreille externe), la qualité du son se dégrade énormément. Cet inconvénient n'existe absolument pas avec le système de Finis par conduction osseuse car les ondes ne passent pas par le pavillon de l'oreille mais par les os de la face, ce qui fait que la présence d'eau entre l'écouteur et le nageur n'a strictement aucun effet négatif, bien au contraire. En revanche, le son du Mp3 par conduction osseuse vient se combiner au bruit plus au moins fort de l'eau dans les oreilles du nageur. Au début, cela peut paraître gênant mais dès lors que le son du Mp3 est suffisamment fort et surtout que le nageur s'habitue à faire le tri entre le son de la musique et le bruit de l'eau, il n'y a alors plus vraiment de gêne.

Autant les différentes versions du Swimp3 étaient proches (puisque c'est la capacité mémoire qui était différente avant tout), autant le Neptune contient des évolutions technologiques très remarquables.

1) présentation et finition :

Voici les photos de l'emballage et du kit:



Le Neptune a quatre boutons de contrôle (situés autour de l'écran LCD) plus un bouton supplémentaire sur l'un des écouteurs. Les flèches "haut" et "bas" à gauche de l'écran contrôle l'avancement des morceaux et le volume (même mécanisme que sur le Swimp3 : si on appuie brièvement sur l'une des flèches, on change de morceau et si on laisse son doigt appuyé on modifie le volume). Le bouton en haut à gauche contrôle la mise en marche et l'arrêt  et le bouton en dessous contrôle le défilement dans le menu qui s'affiche sur l'écran LCD.



Le kit contient : le lecteur avec écran, les écouteurs (par conduction osseuse), le cable de connection USB (à la différence du Swim3, le Neptune a besoin de ce cordon séparé pour être connecté à un ordinateur Mac ou PC), le mode d'emploi (en anglais) et le sac de rangement:


Finis a vraiment fait un effort sur la présentation du produit par rapport à la version précédente le Swimp3. On retrouve les couleurs noires et jaunes de la dernière version du modèle précédent. Les écouteurs sont plus petits et plus légers (puisqu'une grande partie de l'électronique est maintenant dans le lecteur qui vient se placer accroché à la lanière des lunettes derrière la tête).

La qualité de finition paraît très bonne. Mais, bien sûr, c'est à l'utilisation qu'on pourra vérifier la fiabilité du produit. Le Neptune est garanti 1 an par Finis.

2) Système par conduction osseusse:

Il est rare qu'une technologie fasse l'unanimité mais, pour avoir tester plusieurs Mp3 et fait tester le système par conduction osseuse à d'autres nageurs, l'engouement est réel par rapport au système de propagation du son par oreille externe.

Comme je l'ai dit, le problème de ce type de propagation est qu'elle demande une excellente étanchéité de l'écouteur dans l'oreille, or, c'est souvent très difficile à maintenir au long d'une séance du fait des mouvements de l'eau et la configuration de l'écouteur qui ne correspond pas à totalement à la forme anatomique de l'oreille.

Le système par conduction osseuse supprime totalement ce problème. L'élément liquide devient même un atout dans le système en améliorant le son (on peut s'en rendre compte en constatant la différence de qualité d'écoute avec la tête ou non immergée). Le système est avant tout conçu pour fonctionner sous l'eau.



3) Fonctionnalités:

Voici un petit aperçu des fonctionnalités:
- équalizeur avec 5 modes (Bass, Pop, Rock, Jazz...),
- capacité mémoire de 4GB (soit approximativement 1.000 titres),
- classement par artiste et titre,
- fonction suffle,
- fonction de mise en veille de l'écran LCD (pour économiser les batteries)
- automonie batterie de 8h
- recharge d'une batterie vide en 3h (via USB avec un ordinateur Mac ou PC)
- écran LCD permettant de voir le nom des chansons
- boutons ergonomiques pour écouter, stopper, passer d'un morceau à l'autre, augmenter/baisser le volume
- étanche à 3 mètres (désolé pour les plongeurs : ca devrait être cool de pouvoir plonger profond en musique....)/

La plupart des ces fonctions n'existaient pas sur le Swimp3.

Le Neptune est plus sophistiqué et mieux conçu que le Swimp3 : on voit que les ingénieurs ont cherché à améliorer leur produit; on note, par exemple:

- la taille des écouteurs est plus réduite donc plus confortable : ils n'ont plus tendance à un peu trop écarté l'élastique des lunettes comme c'était le cas du modèle précédent, ce qui pouvait gêner un tout petit peu l'étanchéité des lunettes ;

- l'équalizeur améliore indéniablement la qualité sonore ;

- la fixation sur les écouteurs est sur un petit pivot qui permet de mettre et enlever les écouteurs de l'élastique des lunettes très facilement (voir photo) ;



 
- sur l'un des écouteurs est positionné un bouton supplémentaire d'arrêt/relance d'un morceau, ce qui permet de couper le son très facilement à tout instant.

4) prise en main et utilisation :

Le produit est très facile à utiliser : il suffit de le brancher sur son ordinateur par le port USB. Il n'est pas nécessaire de télécharger de logiciel d'interface. Il suffit de copier, de sa librairie musicale, les morceaux qu'on veut écouter (via Itunes ou bien directement sans passer par Itunes).

Evidemment, il ne faut pas s'imaginer retrouver la qualité sonore qu'on a dans son salon avec des hauts-parleurs dernier cri ou bien dans sa Lexus avec un auto-radio à 10 sorties.

Pour autant, la qualité sonore est très bonne sous l'eau et même hors de l'eau (par exemple en brasse ou en battements, on entend mieux la musique que sur le Swimp3) : le son ne subit pas de distorsion gênante; il reste clair et audible, tout au long de la séance.

S'agissant du maintien sur l'élastique des lunettres, le Neptune ne bouge pas quelque soit la nage pratiquée (papillon compris).



5) conclusion :

Le Neptune me semble être un produit extrêmement abouti, avec beaucoup d'améliorations intéressantes par rapport au Swimp3. Il crée un vrai standard dans le marché des Mp3 pour nageurs de par ses fonctionnalités et son système unique de conduction osseuse.

Le prix de lancement est en Europe de 133€, ce qui est moins cher que le prix du Swimp3 qui était autour de 150€ (bien que semble-t-il on puisse le trouver moins cher actuellement). Ce positionnement en termes de prix, au vu des services rendus par ce produit, devrait très probablement permettre à Finis de développer ses ventes sur ce marché des Mp3 aquatiques. D'ailleurs, Finis en a déjà vendu en Europe plus de 1.000 exemplaires depuis son lancement en mai dernier.

Bonne nage (et en musique peut être) !




mardi 9 juillet 2013

Jordan Harrison, the Australian rising star of the 1500 ?

At 17, the Australian swimmer Jordan Harrison has entered the very elite club of swimmers who have swum so young below 15 minutes in a 1500m (Pierkins, Hackett).  

In May 2013, he swam the distance in 14'51'' 02, beating his record of more than twenty seconds. 

The full video of the race can be seen on the facebook page of the blog.  

Kieren Pierkins's time of 14'50'58 (also at the age of 17 years) is not defeated by Harrison yet however. 

This performance surprised even his Australian coach Denis Cotterell who notably trained the last two holders of the world record in the 1500m: Grant Hackett and Sun Yang. 

Cotterell used to say that Hackett had swum more than 10,000 hours by the age of 17, which explained his precocity. The 10,000 hours threshold is often refered to by swim coaches as the minimum time required to become a champion (If you swim like common average swimmers, 2 or 3 hours per week, you will not reach these 10,000 hours ... before the age of 72! (i.e. 3 hours, 50 weeks a year from the age of six!). It gives you an idea of ​​the work involved for a 17-year old to reach this barrier.  This is a huge amount of training ! I do not know if Jordan Harrison has already swam that much.  

Harrison's style is very typical of the style of Grant Hackett and Sun Yang, with a very distinctive front quadrant swimming style (FQS) as can be seen in these pictures: at certain times, he is almost completely catching up with his hands so close to each other in front of his head (see photos)

.





 (Dennis Cotterell is the man to the right in the photo)

The other interesting point in his technique is the excellent timing of his breathing. Its inhaling phase is very short (about two tenths of a second) and is skillfully placed before his left hand starts to return backwards. This allows him to remain extremely profiled even when he takes his breath and so to slow him down as least as possible.

  begining of inhalation : 12'43''3

 

end of inhalation : 12'43"5

 

The peculiarity of Jordan Harrison (compared to Sun Yang for example) is the use of a 6 beat kick (instead of a two beat kick). Its number of  strokes is 30 per 50m lap (corresponding to a distance per stroke of around 1m47 (assuming a 1 meter distance before the turn and a 5 meters distance after each flip turn). A very nice distance per stroke (I do not know the height of Harrison but it is probably around 1m90). 

We'll see in Barcelona how Jordan confirms this world-class performance.

Nice laps !


vendredi 5 juillet 2013

Jordan Harrison, le nouveau phénomène du demi-fond australien ?


A l'âge de 17 ans, le nageur australien Jordan Harrison vient de rejoindre le club très fermé des nageurs qui sont passés si jeunes sous la barre de 15' au 1500m (Pierkins, Hackett). En mai 2013, il a nagé la distance en 14'51''02, battant son record de plus de vingt secondes. La vidéo complète de la course est visible sur la page facebook du blog. Le temps de Kieren Pierkins de 14'50''58 (qu'il réalisa également à l'âge de 17 ans) n'est pas battu par Harrison toutefois.

Cette performance étonna même son entraîneur australien, Denis Cotterell, qui est bien connu des bassins : il a notamment entraîné les deux derniers détenteurs du record du monde du 1500m : Grant Hackett et Sun Yang.

Cotterell avait coutume de dire qu'Hackett avait déjà nagé plus de 10.000 heures à l'âge de 17 ans, ce qui expliquait sa précocité. La barre des 10.000 heures est souvent citée par les entraîneurs de natation comme étant le temps nécessaire pour "faire" un champion (Si vous nagez comme le commun des nageurs moyens, 2 ou 3 heures par semaine, vous n'atteindrez pas cette barre des 10.000 heures avant l'âge de...72 ans !! (à raison de 3 heures, 50 semaines par an depuis l'âge de six ans!!). Ca vous donne une idée du travail que cela représente pour un jeune de 17 ans d'atteindre cette barrière. C'est considérable !

Je ne sais pas si Jordan Harrison a déjà nagé autant.

Le style d'Harrison est très typique du style de Grant Hackett et Sun Yang, avec un style en semi-rattrapé (FQS) extrêmement marqué comme on peut l'observer sur ces photos : à certains instants, il est presque en rattrapé complet avec ses mains si proches les unes des autres devant sa tête (voir les photos).





(Dennis Cotterell est justement l'homme à droite sur la photo)


L'autre point intéressant dans sa technique dont tous les nageurs peuvent s'inspirer est l'excellent timing de son inspiration. Sa phase d'inspiration est très brève (environ 2 dixièmes de secondes) et surtout elle est placée avant même que sa main sous-marine commence à revenir vers l'arrière. Cela lui permet de rester extrêmement profilé même quand il inspire et ainsi de se freiner le moins possible.

début de l'inspiration à 12'43''3 :


fin de l'inspiration à 12'43"5 : le bras sous-marin est encore presque totalement tendu devant lui :


La particularité de Jordan Harrison (par rapport à Sun Yang par exemple) est l'utilisation d'un battement six temps (et non de deux temps).

Son nombre de coups de bras est presque toujours de 30 par longueur de 50m (ce qui correspond à une amplitude d'environ 1m47 à chaque coups de bras, si on compte un gain de 1 mètre avant le virage et de 5 mètres en sortie de virage). Une très belle amplitude évidemment (Je ne connais pas la taille d'Harrison mais elle doit très probablement autour d'1m90).

On verra si ce nageur confirme cette précocité dans ses performances futures...

Bonne nage !

NDLR: merci au lecteur qui avait corrigé mon erreur de frappe : il s'agissait évidemment de dixièmes et pas de centièmes durant la phase d'inspiration.

mercredi 3 juillet 2013

mercredi 26 juin 2013

La bonne technique pour regarder devant soi en crawl

Regarder devant soi en crawl sans perdre en efficacité demande une technique particulière.

Voici image par image le geste technique pour bien regarder devant soi en crawl en perdant le moins de vitesse possible. Les images sont celles du triathlète Chris McCormack.

Pour bien exécuter cette technique, il faut suivre plusieurs règles:

- le nageur porte son regard devant lui bien avant la phase d'inspiration ; il ne regarde pas devant lui au moment où sa tête se place pour inspirer ; il regarde beaucoup plus tôt (dès la photo 4) ;

- le nageur modifie sa gestuelle de retour aérien; alors qu'on conseille généralement au nageur d'effectuer le retour aérien avec le coude haut, là au contraire, c'est avec le coude rasant l'eau qu'on se place le mieux (photos 4 à 10) ;

- le nageur va plus casser son coude sous-marin pour exercer plus de pression sur l'eau (on ne le perçoit pas sur ces photos de McCormack évidemment) ; ainsi il peut plus facilement soulever sa ligne d'épaules au dessus de l'eau et se projeter vers l'avant; ce mouvement de projection est justement aidé par le retour aérien du bras au raz-de-l'eau. C'est d'autant plus facile en eau salée où la flottabilité est accrue ou quand l'eau est un peu agitée si on cale ce mouvement avec le rythme des vagues ;

- on voit sur les photos d'ailleurs qu'après avoir regardé devant lui, Chris McCormack reprend son rythme d'inspiration tout à fait normalement, en venant inspirer bien après (photos 13 et 14).

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Certains nageurs d'eau libre reproduisent cette gestuelle même dans des moments où ils n'ont pas besoin de regarder devant eux. C'est un mouvement qui peut être utile dans des conditions de vague par exemple.

C'est un style qu'on retrouve chez le nageur italien Gregorio Paltrinieri (dont j'avais déjà analysé le style ICI). On observe d'ailleurs chez ce nageur ce mouvement du coude sous-marin très plié pour aider à faire remonter sa ligne d'épaules au dessus de la surface et faciliter la projection du bras opposé :


Ce geste est évidemment avant tout pratiqué en eau libre pour permettre au nageur de se repérer. Mais on peut aussi le pratiquer en bassin quand on veut regarder devant soi ou bien juste changer ses sensations d'appui (...en évitant de coller une claque au passage si jamais on le fait en doublant).

Bonne nage !