mardi 28 décembre 2010

Educatif: le rattrapé arrière


Ce post est désormais disponible dans le livre "Le Plaisir de Nager"


vendredi 17 décembre 2010

mardi 14 décembre 2010

FAQ: pourquoi veiller à garder le coude haut sous l'eau ?

Nager technique crawl natation conseils entraînement

Ce post est désormais disponible dans le livre "Le Guide du Crawl Moderne"


mardi 7 décembre 2010

Un an...


Ce blog fête son premier anniversaire...1 an déjà...


189 posts (soit plus d'un tous les deux jours) et le sentiment de ne pas avoir couvert tous les sujets...

Bonne nage à toutes et à tous !

mardi 30 novembre 2010

Naissance: "Le Plaisir de Courir"



Une fois n'est pas coutume !

Je vous annonce la naissance de mon second blog: le bébé s'appelle: www.leplaisirdecourir.blogspot.com.

Comme son nom l'indique, il sera consacré à la course à pied ; il parlera uniquement technique.

J'y ferai paraître toute une série de billets dans les semaines qui viennent qui résumeront la plupart de mes réflexions sur la technique en course à pied.

Bonne lecture pour ceux que cela intéresse !

mercredi 17 novembre 2010

lundi 1 novembre 2010

Le paradoxe du Tempo Trainer



Pour ceux qui s'entraîne seul, aux horaires publics des piscines, un petit outil intéressant est le Tempo Trainer. C'est un métronome que l'on glisse sous son bonnet et dont on peut régler la fréquence à volonté. J'en avais déjà parlé sur ce blog.

Bien que ce soit plutôt rébarbatif d'entendre un "BIP" dans ses oreilles, nager au métronome permet de:

- mettre du rythme dans ses séances: en effet, quand on nage seul, on a une certaine tendance à nager toujours au même rythme et pire encore à ralentir ce rythme parfois au prétexte de nager avec plus d'amplitude. Or, cela peut aboutir à régresser plutôt que progresser ;

- connaître sa vitesse: aux horaires publics, il est parfois difficile de pouvoir nager, même un 100m, sans s'interrompre ou devoir casser son rythme. Avec le Tempo Trainer, il est facile de calculer sa vitesse en comptant son nombre de coups de bras moyen par longueur. Si on perd son rythme, il suffit de se recaler sur le métronome avec la même distance par coup de bras pour revenir à la vitesse choisie.

J'ai pu constater avec ce type d'entraînement au métronome qu'il était beaucoup difficile de nager avec un "BIP" sur chaque coup de bras qu'avec un "BIP" tous les deux coups de bras, même si la fréquence est au total la même; ainsi, par exemple, il est plus difficile de tenir l'entrée de chaque bras sur un BIP toutes les secondes que l'entrée de la main droite (ou gauche peu importe) toute les deux secondes. Alors qu'au total, le résultat est le même.

Ceci vient du fait qu'il est rare qu'on nage en parfaite symétrie; surtout quand on nage en deux temps. Le fait de devoir tenir le "BIP" avec chaque bras devient vite stressant car cela oblige à respecter une symétrie parfaite de timing des deux bras.

Il est moins stressant de régler le "BIP" deux fois plus lentement et de ne le caler que sur l'entrée de la main d'un côté. Au total, la vitesse sera la même mais l'usage du Tempo Trainer sera nettement plus agréable.

Bonne nage!

lundi 25 octobre 2010

Décès de Fran Crippen


On a appris la triste nouvelle, ce week-end, du décès du jeune et talentueux nageur américain Fran Crippen lors d'une compétition en eaux libres de 10km dans les Emirats Arabes Unis.

La cause de la mort serait, semble-t-il, une défaillance cardiaque. Selon les informations publiées sur le net, l'eau lors de la compétition était de plus de 30 degrés. 

Voici un extrait (prémonitoire ?) du site natationpourtous.com justement sur les dangers de nager dans une eau trop chaude:

"dans une piscine surchauffée?


Pour terminer, nous allons étudier le cas de l'entraînement dans une eau dont la température est supérieure à 30°. Comme nous l'avons vu la transpiration est un mécanisme inefficace dans le milieu aquatique et tout repose donc sur la convection. Pour faciliter le transfert de chaleur, le débit sanguin augmente vers les vaisseaux situés en périphérie. Dans une eau chaude, cet afflux sanguin va être maximum et le rythme cardiaque va donc augmenter. En raison de cette sollicitation supplémentaire du système cardiaque la fatigue du nageur augmentera, surtout si les efforts sont intensifs. A partir de 32°, la différence de température entre la peau et l'eau devient minime voir inexistante (d'où le choix de cette température minimale pour les activités bébés nageurs). En plus de la transpiration, c'est la convection qui devient alors inefficace, le corps ne dispose plus d'aucun de ses mécanismes de régulation et la température centrale augmente. Ceci peut contrarier le fonctionnement des organes vitaux (coeur, cerveau) et avoir de graves conséquences (coup de chaleur, malaises...). L'entraînement en natation à des températures élevées est donc contre-indiqué."




dimanche 17 octobre 2010

Défaut habituel : l'allongement du bras ("reach") (suite)

Pour compléter le post précédent, voici une vidéo de Total Immersion qui illustre bien le bon placement du bras et de la main au moment de l'allongement du bras.

http://www.youtube.com/watch?v=h8-ferFcKxQ&feature=related
titre youtube:TI Coach Gadi Swims Freestyle

jeudi 14 octobre 2010

Défaut habituel: l'allongement du bras (le "reach" en anglais)



[Petite introduction tout d'abord: ce blog est ouvert depuis maintenant près de dix mois. Il fêtera son premier anniversaire le 9 décembre prochain. Au total, ceux sont à ce jour 58.246 pages vues. Depuis sa création, je pense avoir déjà traité de très nombreux sujets qui ont, je l'espère, permis aux lecteurs de prendre encore plus de plaisir à nager. C'était le but initial de ce blog. Mon but n'étant pas de me répéter à l'infini, le rythme des billets de ce blog se ralentit bien entendu. Pardon pour les accros...]

La photo ci-dessus est, j'en suis sûr, pour beaucoup de nageurs, une représentation exacte d'une bonne position de nage au moment du "reach" (c'est à dire à l'allongement du bras). Il ne faut malheureusement pas se fier aux apparences; en effet, si on y regarde de plus près, cette position pose de nombreux problèmes surtout si le nageur la maintient pendant un peu trop longtemps, ce qui est très souvent le cas, quand on cherche à allonger la distance parcourue par cycle de bras.

Quand on y regarde de près, on peut constater plusieurs choses qui peuvent s'avérer problématiques surtout pour une personne qui a appris la natation sur le tard et qui a une souplesse dans la moyenne:


1) le bras forme un angle fermé avec la surface: c'est très subtil à voir mais l'épaule est légèrement plus basse que la main et les doigts sont plus haut que le poignet (trait vert): ce petit détail peut paraître insignifiant mais il ne l'est absolument pas. En effet, cette prise d'angle crée une surface résistance frontale loin d'être négligeable. L'eau vient frotter sur la paume de la main (trait rouge), le poignet, l'avant-bras, sans parler du frottement sur le flanc du nageur au niveau de ses pectoraux (zone verte). Cette surface de frottement va évidemment ralentir le nageur.

2) mine de rien, cette position demande beaucoup de souplesse. Essayons d'imaginer ce que cela donnerait si le nageur cherchait à reproduire cette position, non pas horizontalement dans l'eau, mais verticalement, hors de l'eau, les deux pieds au sol. A moins d'être très souple (du genre Maître Yogui au 9ème degré), ou gaîné comme un athlète olympique, il est quasiment certain que cette position va créer des tensions dans son dos et naturellement son bassin va s'enfoncer car il faut être très souple pour pouvoir ainsi amener son épaule au niveau du visage avec le bras légèrement tendue vers l'arrière (puisque le nageur est à la verticale dans mon exemple) et ne pas avoir la hanche qui s'avance. Pour la plupart des nageurs, cette position va les faire enfoncer leur bassin (flèche rouge) et perdre leur horizontalité. Il en résultera la nécessité de plus d'effort pour avancer et un freinage. 

Alors que faire ? Plutôt qu'étendre le bras horizontalement à hauteur de son épaule, il faut souvent mieux prendre un peu d'angle vers le fond du bassin au moment de cette extension (voir photo ci-dessous). En agissant de la sorte, on doit pouvoir éviter les deux écueils que sont l'augmentation de la surface de frottement et le bassin qui plonge du fait d'un manque de souplesse. Soyez-y attentifs surtout en début de séance lors de l'échauffement. A ce moment, le corps est encore souvent raide et si vous adoptez la position de la photo du haut, il est fort probable que vous allez vous sentir fatigué dès l'échauffement. Au contraire, en prenant un peu d'angle (voire même beaucoup lors des premières longueurs), il vous sera plus facile de tenir tranquillement le rythme de l'échauffement. 

Une fois que le nageur est bien échauffé, il peut essayer de rouvrir l'angle du bras en l'allongeant plus horizontalement avec la surface si cela lui permet de gagner en amplitude sans toutefois trop le fatiguer. Quand la sensation de fatigue revient, n'hésitez pas à reprendre un peu d'angle pour voir si cela ne vous permet pas de "souffler" un peu. Veillez toujours à ne pas avoir le poignet plus bas que les doigts et pour cela, il ne faut pas hésiter à casser un peu le poignet dès l'entrée de la main dans l'eau.

Bonne nage!





mercredi 15 septembre 2010

Gadget: Finis Swimsense




Finis annonce pour la fin de l'année son nouveau joujou qui pourrait bien démoder le Pool-Mate (Swimovate) : le Swimsense.

Il s'agit d'un capteur qui se porte au poignet et qui, selon Finis, enregistre la vitesse, la distance, le nombre de coups de bras, la fréquence des coups de bras et la dépense calorique ; surtout il reconnaît automatiquement le type de nage, toutes ces données étant transférables sur son ordinateur.

Le prix annoncé est de 200 US Dollars aux USA (soit probablement autour de 200 euros une fois disponible en Europe).

vendredi 6 août 2010

Vacances....


Le blog va se reposer un peu jusqu'à la rentrée, loin des bassins.

Bonnes vacances à tous ceux qui ont la chance d'en prendre !

mercredi 4 août 2010

Exploits : Diana Nyad : jamais trop tard pour bien faire !


En 1979, la nageuse américaine au nom prédestinée, Diana Nyad (prononcé "Naiade" en anglais) établissait, à l'âge de trente ans, le record d'endurance en natation, en nageant 2 jours d'affilée, sans aucune assistance, autre que l'apport de nourriture bien sûr, sans repos, ni sommeil et en couvrant au total 102 miles.
L'année précédente, en 1978, elle avait tenter de rejoindre à la nage la côté américaine à Cuba, soit une distance de 103 miles (170kms), ce qui équivaut à la distance de 4 marathons: cette tentative fut un échec : du fait d'une mer trop houleuse, elle du abandonner très proche du but après 41 heures et 49 minutes d'effort.

30 ans plus tard, à l'âge de 60 ans passés, après avoir délaissé la natation pendant toutes ces années, elle a décidé de remettre cela en voulant couvrir, cet été, cette fameuse distance entre Key West et Cuba.



Sa tentative devrait avoir lieu dans les jours qui viennent. Au delà de la distance (au bas mot 170km mais certainement plus du fait qu'elle ne nagera pas en ligne droite), il lui faudra éviter la fatigue, le manque de sommeil, les requins, les méduses et la marée noire laissée par BP....Bon courage !

A suivre...




mercredi 28 juillet 2010

Crawl: "pliez ce bras qu'on ne saurait voir..."


Celui qui nage avec des plaquettes remarque généralement que les plaquettes - qui augmentent la surface d'appui - augmentent l'amplitude de la nage. On couvre une longueur de bassin avec moins de coups de bras avec des plaquettes que sans.

Le nageur a en effet tout intérêt à maximiser la surface de ses appuis sous l'eau et ceci, bien entendu dans le sens de l'avancement. Rien ne sert d'appuyer sur l'eau dans une direction contraire à l'avancement. Cela ne sera que contre-productif.

Maintenant, si on observe les bons nageurs et on les compare aux moins bons, on constate en effet que les bons nageurs profitent le plus possible de leurs appuis sous l'eau dans le sens de l'avancement. C'est souvent vrai lors de la prise d'eau mais c'est aussi particulièrement flagrant en fin de geste.

Sur toutes les photos ci-dessous tirées de vidéos d'excellents nageurs, on constate qu'alors que le coude vient tout près du corps, l'avant-bras est encore perpendiculaire au corps du nageur, la face de main arrière étant totalement parallèle au plot de départ. La surface d'appui est encore maximale (compte tenu des contraintes anatomiques bien entendu, le haut du bras ne pouvant plus lors de cette phase jouer un rôle propulseur).




Sur l'exemple pris de vidéos de deux nageurs amateurs (deux parmi tant d'autres....), on remarque qu'il manque cette phase d'appui car ils initient l'extension de l'avant-bras vers l'arrière trop tôt alors que leur coude n'est pas encore rapproché de leur flanc: cette perte d'appui entraîne automatiquement une amplitude plus réduite.




Bonne nage!

lundi 19 juillet 2010

Gadget: système de capteurs Avidasports



Cet article décrit une nouvelle technologie de capteurs mis au point par la société Avidasports qui seront posés sur le nageur : chevilles, poignets et même tête. Ils permettent d'enregistrer toute une série de paramètres (longueur des coups de bras, accélération, vitesse du nageur, fréquence de battements, vitesse de bras, etc....). Le système reconnaît automatiquement le style de nage pratiquée.

Ils permettront même à l'entraîneur de parler directement au nageur en pleine action grâce à un système d'oreillette .

C'est un système encore très coûteux (15.000 US dollars) mais qui sait: à l'exemple des premiers capteurs de fréquence cardiaque qui, à l'origine, étaient réservés à l'élite professionnelle, peut être que ce genre de système se démocratisera un jour pour les amateurs.


mercredi 30 juin 2010

Perfectionnement: la rotation interne du bras avant le catch


En crawl, on conseille de garder le coude haut durant le "catch".

Cela a plusieurs avantages:
- la mise en action plus rapide d'une plus grande surface d'appui perpendiculaire au mouvement ;
- un meilleur hydrodynamisme.

Pour rendre plus facile ce mouvement très particulier, il y a un petit truc qui consiste à effectuer une rotation interne du bras lors de l'extension du bras; par cette rotation : l'extrémité extérieure du coude vient de placer au dessus de la paume.

Dans cette position, il est alors plus facile de plier l'avant-bras en le gardant à la verticale. Au contraire, si on laisse s'affaisser l'extrémité extérieure du coude vers le bas, quand on plie l'avant-bras, le coude plonge.

Un vidéo de goswim.tv illustre cela très bien :

Ainsi que la série de photos suivantes : on observe bien la mise en application du mouvement conseillé sur la vidéo, à savoir la rotation interne du bras juste avant le catch, ce qui permet au coude de rester très haut durant tout le mouvement:





                       









(source Powerstroke DVD)

Bon catch!

vendredi 25 juin 2010

La souris, ennemi du nageur


Aux nageurs sédentaires plantés devant leur écran à longueur de journée, attention aux souris et aux accoudoirs trop hauts.

Vos épaules et la coiffe de vos rotateurs vous diront merci !

samedi 12 juin 2010

Matériel: les plaquettes Tyr Catalyst


Pour les amateurs de plaquettes, voici le modèle CATALYST de TYR :la forme est soit-disant étudiée pour adopter un bon geste dans l'eau.

Testées en crawl, j'en suis plutôt satisfait ! De bonnes sensations, meilleures qu'avec des plaquettes plus traditionnelles. Elles s'adaptent bien à un mouvement sollicitant tout le haut du corps.

Vous pouvez ne pas mettre l'élastique autour du poignet et elles tiendront néanmoins dans votre main.

Bonne nage!




samedi 5 juin 2010

Comparaison Manaudou Ziegler : roulis et épaule



Ces deux extraits vidéo (l'un à vitesse réelle et l'autre au ralenti) permettent de comparer le style de Laure Manaudou (LM) (à gauche avec le bonnet blanc) et de Kate Ziegler (KZ) à droite, bonnet noir): à première vue, les styles de nage semblent très similaires; toutefois, en y regardant de plus près, on peut noter quelques différences subtiles mais substantielles:

- KZ nage plus en souplesse que LM: c'est très visible lorsqu'on compare le placement de l'épaule des deux nageuses (voir photos) : KZ amène son épaule plus près de la ligne médiane avec le bras bien étendu dans l'axe; cela donne à KZ plus d'amplitude et un meilleur profil hydrodynamique; au contraire, LM a tendance à plus nager sur deux rails plus largement espacés :



- allant de pair avec un placement de l'épaule plus près de la ligne médiane, KZ a légèrement plus de roulis du bassin dans sa nage; on voit la manière dont ses hanches se déplacent avec légèrement plus d'amplitude que LM;

- LM nage avec les jambes particulièrement écartées: cela lui permet de stabiliser son bassin correspondant à un style en puissance beaucoup plus shoulder driven que KZ qui elle a un style plus body driven ; on pourrait penser que le fait d'avoir les jambes plus écartées crée une trainée plus grande pour LM. Elle compense cela par sa puissance. KZ nage elle avec les jambes moins écartées dans un style plus académique où les pieds se frôlent presque à chaque battement.

Conclusion: KZ a un style de crawl légèrement plus hydrodynamique grâce à ce roulis plus prononcé conjugué à une grande souplesse et amplitude de l'épaule. D'ailleurs, cela est confirmé par le fait que KZ couvre les 50m avec un (voire deux) cycles de bras de moins que LM, alors que les deux nageuses font la même taille (1m80).

PS : je vous laisse deviner qui a gagné à la course au final....

jeudi 3 juin 2010

Crawl: entrée de la main dans l'eau (suite)



Pour compléter les derniers posts sur l'overgliding et l'entrée de la main dans l'eau, voici deux clichés extrait d'un 800m :

- sur le premier cliché, il y a un zoom sur la position du bras de Kate Ziegler juste avant l'entrée dans l'eau: on voit l'angle du coude est très ouvert; l'extension complète du bras se fait, à peine le bras entré dans l'eau ;

- sur le second cliché, le zoom est réalisé sur la position de Laure Manaudou également juste avant l'entrée du bras dans l'eau: on retrouve une position de bras tout à fait similaire à celle de Kate Ziegler.

Bonne nage !



vendredi 28 mai 2010

En profondeur: Crawl: Flagrant délit d'overgliding (1)




Voici une vidéo qui tend à démontrer une ressemblance entre le style Total Immersion (TI) et la nage de Phelps et Cullen: http://www.youtube.com/watch?v=_ENDX_e7aRg&NR=1

Mis à part le fait que visiblement pour Cullen Jones et Phelps, cela apparaît être plutôt un éducatif qu'autre chose, il est intéressant de constater une différence (au moins une) assez flagrante entre les styles de ces trois nageurs: c'est le point de l'entrée de la main dans l'eau.

On peut voir sur ces photos que l'instructeur TI rentre sa main avec le coude plus plié  (environ 94°) que Cullen Jones (112°) ou Phelps (voir post 2 sur ce sujet). Cela a pour effet d'augmenter la phase de glisse du bras sous l'eau  de l'instructeur TI.

L'instructeur rentre sa main plus tôt dans l'eau, nettement plus près de sa tête et va chercher la glisse très loin devant (overgliding). Ce mouvement est très délicat à réaliser: l'instructeur TI arrive à ne faire strictement aucun remou avec sa main mais on va voir que Phelps notamment n'y arrive pas.

Au contraire, le fait pour lui de toucher l'eau trop près de l'épaule va occasionner une large gerbe d'eau qui va évidemment le ralentir. Le fait de rentrer la main trop tôt va allonger la durée de glisse de la main sous l'eau alors qu'il y a évidemment plus de frottement dans l'eau que dans l'air. De plus, si jamais on cherche à augmenter la fréquence de bras ou si on nage dans une eau pas parfaitement plane, la réalisation du mouvement sans remous va être encore plus délicate et surtout la résistance de frottement augmentant avec le carré de la vitesse, il faudra encore plus d'effort pour l'instructeur TI pour couvrir cette distance et cela le freinera encore plus.

En cela, Cullen et Phelps ont une approche beaucoup pragmatique en retardant légèrement l'entrée de leur main dans l'eau par rapport à l'instructeur TI, avec un angle du coude plus ouvert.

En profondeur : Crawl: Flagrant délit d'overgliding (2)


On voit bien sur la série de photos ci-dessus comment le fait pour Phelps de venir toucher l'eau près de sa tête génère une turbulence très importante qu'on ne voit pas du tout sur la série de photos suivantes ou, au contraire, le premier contact entre sa main et l'eau se fait plus tardivement et il y a très peu de turbulences.


Bonne nage !