mercredi 24 février 2010

Cabinet des curiosités: le rythme en eaux libres



Un extrait de 15" de la partie natation de l'épreuve olympique du triathlon courte distance (tête de la course). Si on observe la fréquence de ces nageuses, on peut constater qu'elle se situe entre 72 et 90 coups de bras par minute, avec une moyenne autour de 80 coups de bras par minute.

Ces nageuses couvriront les 1500m de natation de l'épreuve en à peu près 18 minutes.

Si on rapporte leur fréquence de bras à leur vitesse, elles mettraient pour la plupart plus de 50 coups de bras par longueur de 50m (soit 25 cycles) et on voit qu'elles respirent principalement en 2T.

Plus de 25 cycles au 50m, ca peut sembler beaucoup pour d'excellentes nageuses comme elles.  Elles ont certainement une technique qui leur permet de nager dans l'absolu moins de coups de bras, plus d'amplitude.

Alors pourquoi tant de fréquence et tant de respirations ? La réponse est certainement liée au milieu dans lequel elles évoluent (beaucoup de turbulences) et dans la suite des épreuves de ces jeunes femmes: à savoir 40km de vélo et 10km de course à pied pour plus de 2 heures d'effort au total.

Elles cherchent donc à nager au maximum en aérobie, limite au maximum la glisse, évite de nager en force et cherche à garder au mieux leur momentum: pour cela, elles optent pour plus de fréquence plutôt que plus d'amplitude.




lundi 22 février 2010

vendredi 19 février 2010

mercredi 17 février 2010

10.000 fois....


10.000 fois ! Ce serait le nombre de répétitions nécessaires pour bien imprimer un automatisme dans le cerveau.

Diviser 10.000 par le nombre de coup de bras que vous effectuez à chaque séance pour avoir idée du nombre de séances nécessaires pour corriger un défaut, imprimer le bon détail d'un geste.

Comme quoi, la persévérance est sans doute la qualité première d'un bon nageur.

Bonne nage!

mardi 16 février 2010

Cabinet des curiosités: style Body Driven (Harry Wiltshire)


ICI : une vidéo du triathlète Harry Wiltshire (voir photo) dans un style de nage Body Driven (BD), bien spécifique, un peu à l'exemple de Janet Evans; il nage en combinaison.

On remarque:

- l'asymétrie du geste aérien; le retour du bras droit se fait sur le côté très vite; le bras gauche revient totalement tendu!
- la fréquence de bras élevée;
- la position de tête relevée : son corps est d'ailleurs très cambré;
- le battement très réduit;
- le cassé du coude toujours présent sous l'eau mais bien moins prononcé que dans d'autres styles de crawl;
- le mouvement d'oscillation de la tête et du corps.

Ce mouvement d'oscillation vient principalement du fait qu'il commence son appui sur l'eau à peine le bras rentré sans avoir même commencer à casser le coude: il exerce donc à cet instant une force de haut en bas sur l'eau, ce qui fait remonter son corps. Ce mouvement doit lui faire ressentir l'eau de manière très solide à cet instant ; ce n'est pas un si bon signe car si l'eau est alors si "solide", c'est avant tout car son appui n'est pas dirigé dans le sens du flux de l'eau devant le nageur.

Un style pourtant bien efficace et bien adapté à son physique svelte et son excellente capacité aérobique.

dimanche 14 février 2010

Kaizen: le geste parfait



Le geste parfait...ou comment un excellent nageur traduit ses sensations dans l'eau durant un peu plus d'une seconde que dure un cycle de bras 

Ce post est désormais disponible dans le livre "Le Guide du Crawl Moderne"



samedi 13 février 2010

En profondeur: Crawl: préserver l'amplitude lors de la respiration

Extrait vidéo de Ian Thorpe. On note la différence de placement du bras lors de l'extension entre le côté droit (respiration) et le côté gauche (coulée).

Lors de la phase de respiration, le bras (droit en l'occurence) est pointé vers la surface.

Lors de la coulée, le bras (gauche) est lui étendu à l'horizontal au niveau de l'épaule.

Une explication ?

C'est sans doute dans un souci d'hydrodynamisme: en remontant ainsi le bras, cela évite de créer un espace entre l'épaule et la tête lors de la respiration; si le nageur faisait un mouvement symétrique des deux bras du point de vue de l'angle par rapport à la surface, la surface frontale serait plus grande lors de la respiration et le nageur perdrait en amplitude.

Il fait bien attention dans son mouvement à ce que son poignet ne s'affaisse pas: en effet, en voulant aller chercher loin devant à la surface de l'eau, il y a un risque d'affaissement du poignet qui va ouvrir un angle avec la main et redresser la paume de la main, ce qui agirait comme un frein.


 

vendredi 12 février 2010

FAQ (4): Quelle fréquence de bras ?



Voici les fréquences de bras relevées parmi les pros:

Ce post est désormais disponible dans le livre "Le Plaisir de Nager"



mercredi 10 février 2010

No comment :-)

http://www.youtube.com/watch?v=uI--o3arsjQ

Crawl: exemple vidéo:


 

Voici les vidéos d'un nageur amateur qui nage autour de 1'50'' au 100m: on retrouve la plupart des défauts identifiés sur les vidéos de nageur amateur, postées sur ce site.
 Si je peux me permettre quelques conseils faciles qui peuvent rapidement le faire nager plus vite:

 
- placement de l'épaule: il devrait venir placer son épaule contre son menton (et non pas comme il le fait contre son oreille): grace à cela, il réduira sa surface frontale et remontera son bassin et ses jambes (bien meilleur hydrodynanisme au total).

 
- alignement de la chaîne hanche/épaule/bras/main: juste avant le catch, il devrait veiller à positionner cette chaîne sur une droite pointant légèrement vers le fond (voir dessin): au contraire, il fait l'inverse: sa ligne pointe vers le haut avec l'épaule plus haute que le bassin. Cela le fait couler.

 

 

 
- catch: il passe à travers l'eau: pourquoi ? parce qu'il ne plie pas son coude à 90° au moment du catch. En pliant le coude, il gagnera en hydrodynamisme et en puissance. Il pourra ainsi utiliser plus facilement le poids de son corps pour appuyer sur l'eau.

 
- choisir son style: on ne sait pas si ce nageur a décidé de nager en SD ou HD (voir post précédent sur les 3 styles de crawl): c'est très difficile à dire; il faut qu'il choisisse son camp: s'il opte pour un style HD, il doit accentuer son roulis du bassin et bien glisser sur la tranche surtout au moment de la respiration ce qui permet un réel gain d'amplitude; sinon, il devrait mieux fixer son bassin et utiliser mieux la puissance de ses épaules.

 
Voilà 4 conseils très simples qui auront tout de suite un effet sur son crawl.

mardi 9 février 2010

Crawl: battements de jambes (vidéo)



Vidéo intéressante de Tom Dolan pour percevoir le battement en crawl:

- le timing: on voit que Tom Dolan utilise son battement, non pas de manière constante, mais avec un compromis puissance et économie ;

- le mouvement: les jambes restent tendues, le battement a une faible amplitude pour ne pas sortir du sillage du nageur (ce qui le freinerait) ;

- les pieds: les pieds sont toujours parfaitement pointés vers l'arrière et se touchent presque : les pieds sont très proches l'un de l'autre, dans une position de supination.

vendredi 5 février 2010

mardi 2 février 2010

Crawl: high elbow catch (vidéo)



Court extrait d'une vidéo de Chris McCormack (triathlon) nageant à l'entraînement à Hawaï.

On remarque:

- le coude haut lors du trajet sous-marin et plié à environ 90°;

- le peu de temps d'attente entre le moment de l'entrée de la main dans l'eau et le début de l'appui (catch).


lundi 1 février 2010

Kaizen : le "Fosbury"


Dans l'article sur le moteur hybride du nageur, j'ai parlé de gravité.

Dans une recherche d'amplitude et d'efficacité, le ressenti de la gravité est important; le nageur doit toujours chercher à déplacer son centre de gravité vers l'avant. En position horizontale, le centre de gravité se situe aux environs des hanches du nageur. Le nageur doit chercher à garder la sensation de toujours mettre son poids vers l'avant. Pour cela, il peut s'inspirer du travail de visualisation suivant inspiré par le fameux style "Fosbury" en saut en hauteur, durant le cycle des bras en crawl:

- allongement du bras vers l'avant puis légère inflexion du bras vers le bas / pose du bras sur l'eau main relachée presque ouverte : s'imaginer une aile d'avion dont la portance va exercer une force sous le bras (il faut chercher à sentir l'eau comme solide à ce moment) ;

- une fois cet appui pris sur l'eau, passer son centre de gravité au dessus de sa main (comme un sauteur en hauteur, la main étant la barre). Cela oblige à avoir la sensation de mettre le poids sur l'avant. Une fois le centre de gravité passé sous la main, recommencer avec l'autre bras et ainsi de suite.

- S'imaginer être le sauteur en hauteur qui fait passer son poids de l'autre côté de la barre.


Bon Kaizen !