jeudi 27 mai 2010

FAQ: en crawl, comment se fait l'entrée de la main dans l'eau ?


Ce post est désormais disponible dans le livre "Le Guide du Crawl Moderne"


jeudi 20 mai 2010

Penser à garder le cap en eaux libres



On peut visualiser le trajet d'un nageur qui portait un GPS sous sa combinaison lors de la partie natation d'un semi-ironman ; en fait de la distance officielle de 2km (1,98km si on trace une ligne droite entre chaque bouée), ce nageur aura nagé 330m de plus (soit un écart de près de 18% en plus). 

Temps perdu: 10 minutes (en assumant que les mesures du GPS sont exactes bien sûr!).

Penser à garder le cap!


mercredi 19 mai 2010

Kaizen: feel the drag ! (sentez le frottement)


Il est parfois intéressant pour prendre conscience de quelque chose de réaliser exactement le contraire !

Ainsi amusez-vous en brasse ou en crawl à juste même légèrement casser le poignet vers le haut quand vous allongez votre bras (en crawl) ou vos bras (en brasse) devant vous.

Vous allez immédiatement ressentir l'appui de l'eau contre votre main et la force de freinage qui en résulte bien que l'angle de la main ne soit pas forcément très ouvert et que la surface de votre main ne soit pas si grande que cela tout compte fait. Vous serez très probablement frappé par la force de freinage ressentie !

Cela vous permettra sans doute d'encore mieux prendre conscience en quoi un mauvais positionnement du corps (même léger) freine énormément les nageurs.

Cherchez ensuite sur votre corps entier cette sensation que vous avez ressentie contre la paume de votre main; quand vous nagez, faites le tour mentalement des parties de votre corps qui viennent heurter l'eau et chercher à ressentir si elles vous procurent cette même sensation: la tête, les épaules, et surtout le ventre, les jambes et les pieds. Si c'est le cas, nager plus gainé, plus horizontal et chercher à ressentir si ces sensations s'amenuisent grâce à cela.

L'exercice peut être fait les yeux fermés (après avoir vérifié l'absence de risque de collision).

Bon kaizen !



mercredi 5 mai 2010

lundi 3 mai 2010

Clin d'oeil géométrique...



Quand Ian Thorpe s'inscrit dans la divine proportion ou nombre d'or:




C'est peut être pour cela que le FQS est si esthétique....



mardi 20 avril 2010

Vidéo (Crawl): pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?


Je vous recommande la vidéo postée sur Swimsmooth du triathlète Scott Neyedli. Ce triathlète a récemment nagé les 3,8km de l'épreuve natation d'un Ironman en moins de 45'.


Vous remarquerez son style extrêmement simple et efficace à cadence élevée ; petit gabarit (1m72), il nage autour de 85 coups de bras/minute pour plus de 24 cycles au 50m. Cela ne l'empêche pas d'enchaîner les 100m sous les 1'10" facilement. Il respire en 4 temps et utilise un battement de jambes quasi constant.

On remarquera l'absence de tout déplacement du corps par rapport à la ligne médiane: son corps reste très fixe dans l'axe, les bras semblent très relâchés.

Le roulis est important. Pour combiner roulis et fréquence, il allonge ses bras comme sur deux rails très séparés l'un de l'autre. Il n'y pas de temps mort ou de glisse dans sa nage. Il casse le poignet dès l'entrée dans l'eau pour immédiatement initier son "catch".

Son trajet sous-marin est relativement simple et efficace.

Un bel exemple d'une nage rapide sans aucune complication inutile !



mercredi 14 avril 2010


Nager de Jean-François AGOSTINI



Nager…

Nager, m'éloigner lentement aux cycles de mes brasses
Nager frôler lointain les silences salins
Rouiller mes souvenirs émietter leurs tortures

Nager caresser la tiédeur des mouvances affectives
Nager oubli des lettres au déroulé des membres
S'épanouir dans les fluides inondés de pâleur

Nager déchirer dans les lames les regrets immobiles
Découvrir un courant lui offrir ma dérive
Offrir des mots au large qu'il les terre ! Oublier .

Nager, nager vers la lueur que seule la mer éteint…

lundi 12 avril 2010

Le mental sur longue distance

Faisant écho à mon post précédent, un article du Monde sur le sujet de mental en endurance (spécialement sur marathon mais cela vaut aussi pour les autres sports):


mardi 6 avril 2010

samedi 3 avril 2010

vendredi 2 avril 2010

Ondes de choc: pour ceux qui cherchent à gagner des centièmes...


Question:

"Bonjour,

En parlant de principe de mécanique de fluides, un MNS a dit : " vu qu'il y a plus d'eau, eau plus profonde dans un bassin de 50m que dans un bassin de 25m : la nage est ralentie ". Je trouve ce principe absurde !

Est-ce la réalité ?

Qu'en pensez-vous ?

Caro"

Réponse:

La profondeur du bassin peut avoir un effet sur la performance (mais bien évidemment marginal). En effet, plus le bassin est profond et large, moins les ondes de chocs sont importantes : c'est pour cela que le bassin des JO de Pékin était le plus profond jamais construit (3m) et qu'il y avait 10 lignes de nage et non 8 (alors que seules 8 étaient utilisées, les deux autres servant juste à "amortir" l'onde de choc des nageurs contre le bassin).

Il n'empêche que grace à la vitesse gagnée en virage, les records de natation en bassin de 25m sont tous nettement plus rapides qu'en bassin de 50m."

Merci à Caro pour cette question. Si vous en avez d'autres, n'hésitez pas!

lundi 29 mars 2010

Papillon: amplitude et hydrodynamisme

Une intéressante vidéo qui compare le style de Phelps à celui de Thompson (ICI).

Une des difficultés du papillon est que plus l'ondulation est ample, plus l'hydrodynanisme se déteriore car la surface frontale du nageur augmente avec l'amplitude.

Pour éviter cela, en papillon, il faut chercher à nager dans un espace horizontal relativement restreint et proche de la surface. Phelps fait mentir cette règle et nage, grâce à sa souplesse et sa puissance musculaire, dans une zone plus large que Thompson et va pourtant plus vite. Cela dit, il faut remarquer que la puissance de jambes de Phelps lui permet remonter très vite le bassin, ce qui le place dans une bien meilleure position hydrodynamique que Thomson dont le bassin reste plus longtemps plus bas (28'' de la vidéo).

Il n'en reste pas moins que nager bien gainé en papillon, en veillant à rester dans une zone peu profonde est une approche intéressante pour veiller à préserver son hydrodynamisme (exactement le contraire de cette vidéo de Total Immersion: LA).

samedi 27 mars 2010

Crawl: Fréquence versus amplitude



La vitesse en natation est la résultante d'une équation des plus simples:

La vitesse est égale à la fréquence multipliée par l'amplitude

Difficile de faire plus simple ! Pourtant c'est loin d'être si facile quand on cherche à nager vite. Doit-on rechercher l'amplitude plutôt que la fréquence ou bien l'inverse ? L'idéal est de trouver le bon compromis entre fréquence et amplitude.

Pour tenter de trouver une réponse, il faut se baser sur plusieurs constatations:

Première constatation : le nageur le plus rapide est généralement celui qui a la meilleure amplitude.

C'est une règle généralement vérifiée bien qu'il existe des contre-exemples notoires (ex: Janet Evans) et qui concernent plutôt les nageurs de type body-driven.

Seconde constatation: le nageur qui a la meilleure amplitude a le meilleur battement. Le rôle des jambes est en effet important dans la recherche d'amplitude (surtout considérant la constatation suivante).

Troisième constatation: trop de recherche d'amplitude gènère des temps morts dans la nage qui sont préjudiciables à la vitesse. C'est pour cela qu'une recherche d'amplitude sans battement efficace aboutit souvent à une nage beaucoup moins efficace qu'il n'y paraît.

Quatrième constatation: trop de fréquence détériore l'hydrodynamisme du nageur et par la même son amplitude. Plus la fréquence s'élève, plus il est difficile de rester hydrodynamique et de ne pas faire de mouvements parasites.

Cinquième constatation: il n'y pas de lien direct entre la fatigue, la fréquence et l'amplitude. Nager avec une fréquence de bras élevée ne veut pas dire forcément se fatiguer plus qu'avec une fréquence plus lente: d'abord car la fréquence est sans lien avec le niveau d'effort musculaire (un peu comme au vélo, ce n'est parce qu'on mouline des jambes qu'on se fatigue plus vite, bien au contraire) et que tourner les bras plus fréquemment induit plus de respirations par minute (d'où a priori une meilleure oxygénation). Dans le post sur la nage en eaux libres (ICI), on a vu l'exemple des triathlètes qui nagent avec relativement peu d'amplitude et beaucoup de fréquence.

God damnit ! Mais que faire de toutes ces constatations ?

D'abord, l'amplitude pour l'amplitude est contre-productif: il faut abandonner l'idée de chercher l'amplitude avant tout ! Chercher à glisser en augmentant la durée de la phase entre le moment de l'extension de la main avant et le "catch" ralentit le nageur et l'oblige à se relancer. Il induit un phénonème de déccélération qui est à éviter. C'est une nage plaisir (c'est vrai!) mais au total limitante car si l'on désire accélérer, on va avoir tendance à rentrer dans un mur. Plus de déccélaration et donc plus d'accélération seront nécessaires ce qui aboutira vite à un plafond. Mine de rien, les très bons nageurs qui nagent en FQS limitent beaucoup la phase de "glisse" et la soutiennent toujours grâce à un battement de pied efficace.

La fréquence pour la fréquence n'est pas non plus une bonne solution car il faut bien tirer parti de l'amplitude de nage mais raisonnablement.

En conclusion,

- il faut plutôt chercher à garder une fréquence décente et à ne pas ralentir trop au-delà de la fréquence de 1 coup de bras par seconde. Cela permet de garder un bon momentum dans la nage et éviter les temps morts ;

- une fois que le bras est tendu et l'épaule avancée, il faut s'appliquer à entamer le catch si on veut garder une nage efficace;

- pour ceux qui ont un battement inefficace (ou qui veulent simplement reposer leurs jambes), opter pour un travail en fréquence sera sans doute plus payant : à tester bien sûr.

vendredi 26 mars 2010

jeudi 25 mars 2010

Une affaire d'équilibre et de compromis


La natation est une affaire d'équilibre et de compromis :

Equilibre dans tous les sens du terme : propre et figuré !

Equilibre et compromis entre fréquence de geste et amplitude.

Equilibre et compromis entre amplitude des mouvements et hydrodynamisme.

Equilibre et compromis entre effort et relâchement.

Bon kaizen...







vendredi 19 mars 2010

mercredi 10 mars 2010

Exemple vidéo: le coup de ciseau et autres freins



Sur cette vidéo, on peut voir un défaut particulièrement flagrant: le battement en coup de ciseau.

A chaque respiration, le nageur plante son bras vers le fond de l'eau, relève la tête et certainement pour contrebalancer le déséquilibre créé par l'avant de son corps effectue un battement de jambes beaucoup trop large.

A chaque respiration, il s'arrête net et doit se relancer. C'est normal car il bloque les "freins" à chaque respiration (tête haute, perte d'hydrodynanisme de l'avant du corps (corps, épaule), perte d'horizontalité et enfin freinage par les jambes du fait du coup de ciseau (les jambes sortant totalement du sillage du corps) (sur la notion de freins, voir post ICI).

Pour progresser, il lui faudra avant tout arriver à maîtriser une bonne position horizontale et hydrodynamique de chaque côté ce qui est la base du crawl : du côté de la non-respiration c'est pas trop mal mais du côté de la respiration, il y a vraiment du travail à faire.

Une bonne position horizontale et hydrodynamique peut être plus facilement accomplie quand le nageur cherche à bien se poser sur l'eau en s'étirant au maximum de la main avant au pied opposé.

Il faut bien sentir l'extension à la fois vers l'avant du haut du corps et vers l'arrière du bas du corps dans une position similaire à la photo ci-dessous (comme si le nageur était écartelé par une corde attachée de sa cheville au plot de départ et par une autre de son poignet plot d'arrivée); remarquez bien l'extension de la jambe et du pied vers l'arrière alors que le haut du corps, l'épaule et la main sont eux pointés et tendus vers l'avant.



Quant à la  respiration, elle doit venir naturellement par le roulis sans avoir à trop sortir la tête. Facile à dire, je sais....

Bonne nage!