jeudi 3 mars 2011

Perfectionnement: le trajet aérien du coude

  

Le retour aérien du bras est une phase clé dans le crawl.


Le mouvement à chercher à effectuer consiste avant tout en un arc de cercle presque complet du coude autour de l’épaule dans le plan le plus vertical possible.

Il est assez courant, surtout pour les nageurs qui cherchent à augmenter leur glisse, de stopper l’arc de cercle au moment où le coude est à la verticale de l’épaule pour ensuite tirer une droite avec le coude vers l’eau. L'arc de cercle du coude autour de l'épaule n'est alors plus du tout réalisé dans un plan vertical.


Tracer un arc de cercle complet verticalement avec le coude procure plusieurs avantages :

-  il permet au bras de profiter de l’inertie : le poids du bras bascule autour de l’épaule et emmène le nageur plus loin que s’il plonge son coude plus rapidement vers l’eau ;

- augmenter la distance parcourue par le bras en dehors de l’eau devant soi : si le coude plonge rapidement vers l’eau après le passage à la verticale de l’épaule, le bras va avoir tendance à rentrer plus à plat sur l’eau et le trajet sous-marin de la main et du bras vers l’avant va être plus long : le cas extrême inverse justement à éviter consiste à rentrer la main juste devant la tête. Au contraire, en traçant un arc de cercle avec le coude, il sera plus aisé de rentrer la main plus loin devant soi ;

- cela permet au nageur une répartition du poids plus vers l'avant et facilite aussi un meilleur placement du bassin et des jambes.

Quand on s'applique bien à tracer un tel arc-de-cercle, le gain est immédiat : on gagne immédiatement en amplitude (distance parcourue par cycle) et également en puissance car le trajet du coude vers l'avant en l'air aide le nageur dans la poussée arrière de son autre bras. Ce transfert du bras du dessus vers le bras du dessous est particulièrement perceptible sur la photo ci-dessous (d'Alexandre Popov):




Voici une série de clichés qui comparent justement le trajet aérien effectué par deux nageurs. Vous remarquerez comment le nageur du haut effectue bien l'arc de cercle en question et comment le nageur ne l'effectue que trop partiellement :








On remarque sur la photo du dessus la distance très importante entre l'épaule et la main au moment de l'entrée dans l'eau. Ce nageur tire au mieux parti de l'amplitude et de la possibilité que lui donne son anatomie pour faire parcourir à sa main le maximum de trajet en dehors de l'eau, et non sous l'eau. 

Le nageur du dessous entre sa main beaucoup plus près de la tête; s'il veut à avoir autant de distance par coups de bras que le nageur du dessus, il va forcément devoir faire parcourir à sa main une distance plus importante sous l'eau que celle du nageur du dessus (ce qui est contreproductif du fait de la résistance de l'eau qui est près de 816 fois plus grande que celle de l'air).











Truc: Une manière de travailler ce bon geste consiste, en éducatif, en nageant lentement, à marquer un temps d'arrêt au moment où le coude est à la verticale de l'épaule, puis un second temps d'arrêt lorsque le coude est passé devant la tête, puis bien prendre conscience du placement du coude à ces instants.

Bonne nage !



lundi 28 février 2011

Total Immersion, "the Best Swimming Technology" ? Cherchez l'erreur !



On entend assez régulièrement parler du crawl préconisé par Terry Laughlin, le fondateur et dirigeant de Total Immersion. Total Immersion est une société américaine  dont l'objet est d'apprendre le crawl (et les trois autres nages) à sa manière (soit disant révolutionnaire depuis une vingtaine d'années déjà).

Ce crawl se caractérise par une nage qui insiste sur le roulis, la glisse, l'hydrodynamisme et non pas sur la force, la fréquence ou le battement de jambes.

C'est une forme de crawl qui met l'accent sur l'équilibre dans l'eau avec des mouvements simples et efficaces. Elle insiste aussi beaucoup sur le rôle du corps dans son entier dans la propulsion plutôt que sur la seule force des bras. Le crawl Total Immersion ou "TI" peut se résumer à enchaîner la glisse d'un côté après l'autre en se laissant basculer de tout son long d'un côté sur l'autre sans effort apparent.

Le fait d'insister ainsi sur la glisse a donné lieu à des vidéos "impressionnantes" sur youtube, du genre nager 25m en 12 coups de bras. Ex: The Best Swimming Technology:


Maintenant, le petit souci, c'est que certains semblent revendiquer que le crawl façon Total Immersion serait la "best swimming technology" (meilleure technologie de natation (!)). Si tel était le cas, alors comment se fait-il que les meilleurs nageurs mondiaux ne nagent pas de la sorte ?


Autre souci, c'est que quand on regarde la manière dont Terry Laughlin, l'inventeur même de cette méthode, nage une compétition en eaux libres de 3km, son crawl ressemble vraiment de très très loin au crawl glissé des vidéos de Total Immersion.


La nage du crawl possède deux particularités essentielles qui lui donnent un avantage décisif sur la brasse ou le papillon:
- il permet un mouvement de traction et d'appui sur l'eau continu sans arrêt (contrairement à la brasse et au papillon) ;
- le bras revient vers l'avant dans l'air et non pas dans l'eau (contrairement à la brasse).


Malheureusement, le crawl façon "Total Immersion" (comme nagée sur la vidéo "Best Swimming Technology"), de par une glisse accentuée et une entrée de la main dans l'eau très près de la tête ce qui accentue le trajet sous-marin de la main vers l'avant (un peu comme en brasse), supprime en grande partie justement ces deux particularités essentielles à l'efficacité du crawl.

A cela il faut ajouter que dès que l'eau n'est pas parfaitement lisse, vouloir beaucoup marquer la glisse devient vite problématique car on se retrouve très chahuté par l'eau; ce n'est pas pour rien si en eau libre les nageurs ont tendance à adopter une nage en opposition lorsqu'ils sont en groupe en particulier pour faire en sorte d'avoir des appuis constants sur l'eau.


Si on veut nager bien et efficacement en eaux libres, il faut retrouver et accentuer ces particularités. C'est d'ailleurs ce que Terry semble s'attacher à faire en compétition en eaux libres, comme la vidéo disponible sur son site le démontre.

En conclusion, je conseillerai aux nageurs de s'intéresser au style Total Immersion s'ils ont du mal avec l'horizontalité et ont du mal à nager souple et relâché. Ensuite, une fois ce style maîtrisé, je leur conseillerai de s'attacher à remettre un minimum de fréquence de bras dans leur crawl, à oublier cette entrée de la main très près de la tête et un bras trop pointé vers le fond du bassin mais à se concentrer avant tout sur l'enfoncement de l'épaule sous le menton (comme je le conseille dans le livre "le guide du crawl moderne").




Bonne nage !

jeudi 17 février 2011

mercredi 9 février 2011

Matériel: compter ses longueurs


(Article mis à jour au 10 décembre 2012)

Voici une petite revue de détail de quelques manières de compter ses longueurs (du plus simple technologiquement au plus complexe et cher):

- la feuille de papier : la solution basique ; si on a fixé son programme avant sa séance et qu'on l'a écrit sur une feuille de papier, il suffit de suivre son programme à la lettre pour connaître précisément le nombre de longueurs nagées. Si les séries sont trop longues, alors on peut utiliser la méthode de la pyramide (voir ci-dessous)

- la pyramide : l'un des moyens les plus faciles est de compter en pyramide: par exemple, pour nager 2500m, il suffit de nager 100m + 200m + 300m + 400m + 500m + 400m +300m + 200m + 100m : il faut donc compter jusqu'à 5 aller/retour au maximum en bassin de 50m. Cela évite d'avoir à compter jusqu'à 25 et d'oublier une longueur au passage (voir ancien post sur le sujet); 

- le "lap counter" ou "sport count": ces petits compteurs se fixent au doigt. Par une pression du doigt, on compte un tour. Prix : autour de 25 dollars/euros ; je ne les ai jamais testées.

- les montres chrono étanches à fonction "lap" ou "temps intermédiaires" : ces montres, qui ont la capacité d'enregistrer les temps intermédiaires (de 30 à 150 temps pour les modèles les plus répandus), permettent de compter les longueurs avec le temps pour chaque longueur. Il suffit de ne pas oublier d'appuyer sur le bouton à chaque longueur. Certaines montres offrent même la possibilité d'être déclenchés par simple pression sur l'écran (et non sur un bouton), ce qui est encore plus simple. Prix : entre 50 et 90 euros (suivant les modèles) ;

- les montres qui comptent les longueurs automatiquement sans possibilité d'analyse sur internet: la Poolmate et la Speedo Aquacoach : ces montrent possèdent un accéléromètre intégré qui enregistre automatiquement chaque longueur à chaque virage. A mes yeux, l'inconvénient principal de ses deux montres est qu'il faille changer les piles (les modèles Finis et Garmin fonctionnent sur batterie rechargeable par port USB) ;

- les montres qui comptent les longueurs automatiquement avec possibilité d'analyse sur internet:  il existe plusieurs modèles: la Pool Mate Pro, la Swimsense de Finis et la Garmin Swim. La Swimsense Finis et la Garmin sont très comparables (bien qu'il y ait un avantage au look côté Garmin). Le petit souci avec la Pool Mate Pro est la nécessité de devoir changer les piles de temps à autre. Je n'ai pas testé la Garmin mais utilise la Finis depuis plus d'un an. Après quelques bugs informatiques dans sa première version, le logiciel est maintenant bien au point. Elle permet une analyse très fine de ses séances via l'accès internet. La Garmin a le léger avantage de pouvoir prendre en compte les longueurs qui ne sont pas dans l'une des 4 nages.

- les montres multisport pour une utilisation en piscine et en eau libre: pour le moment, seul Garmin propose la 910XT, qui a l'immense avantage d'être utilisable en piscine (accéléromètre) et en eau libre (via GPS), mais qui a un prix beaucoup plus élevé que tous les autres modèles.

- le "Free Lap": ce système est constitué d'une balise et d'une montre. La balise est posée au fond du bassin ou bien accrochée au plot ; a chaque passage de la montre à proximité de la balise, le temps de passage est automatiquement enregistré. Prix : autour de 300 euros.  Je citais ce système dans l'article d'origine mais compte tenu des progrès faits avec l'arrivée des Garmin, Swimsense et Pool Mate Pro, il me semble maintenant sans intérêt.

Pour ceux qui veulent rentrer dans les détails techniques des montres citées plus haut, je vous recommande l'excellent blog de www.dcrainmaker.com (en anglais) qui contient des tableaux comparatifs de plusieurs de ses modèles.

dimanche 23 janvier 2011

Frustration ?




La natation est un sport ingrat parfois, surtout pour ceux qui s'y mettent sur le tard ou qui le pratiquent pas autant qu'ils aimeraient.

Le plus dur est souvent ces jours où on se remet à l'eau et que dès le début on n'a aucune sensation. On a l'impression d'avoir perdu les acquis de la dernière séance où on se sentait si bien. Ca arrive le plus souvent lorsqu'on arrête de nager pendant trop longtemps mais parfois ce n'est même pas nécessaire et bien qu'on ait nagé la veille ou l'avant-veille, les bonnes sensations de nage ne sont plus là. Qui n'a jamais connu ces jours sans ?

Vous l'avez peut être remarqué mais c'est le plus souvent quand on nage le crawl qu'on ressent cela. C'est nettement moins vrai si on brasse, on papillonne ou en dos crawlé.

Alors pourquoi en crawl et comment essayer de réduire ce risque de jours "sans" ?

D'un point de vue anatomique, la position horizontale en crawl est très artificielle et, bien qu'on en ait souvent peu conscience, pas du tout naturelle pour la plupart d'entre nous. 

Elle demande de la souplesse du dos et du bassin: pour ceux qui passent leur journée de travail au bureau, en voiture, en position assise (et même les autres surtout à partir d'un certain âge), la position allongée du crawl est  antinomique avec notre sédentarité du fait du rétrecissement et la perte de souplesse des muscles et tendons qui résultent de notre quotidien. 

Si on nage régulièrement, plusieurs fois par semaine, le corps peut réussir à garder et améliorer cette souplesse. En revanche, si on nage à de trop grands intervalles, par exemple que le week-end, la probabilité de retrouver une aisance et une bonne position horizontale sera nettement plus faible. 

Si le corps est raide, le nageur aura tendance à faire plonger son bassin et ses jambes. Si c'est votre cas, voici plusieurs pistes pour essayer d'y remédier:

- veiller à pratiquer des exercices d'élongations et d'assouplissement durant la semaine pour limiter les effets négatifs de la sédentarité; étirer votre dos et votre bassin, vous pouvez étirer vos chevilles par la même occasion ; ca vous servira pour vos battements ; tout simplement, lorsque vous marchez, pensez à vous redresser, épaules en arrière, thorax redressé.

- s'étirer au début des séances: peu de gens le font mais vous l'avez peut être remarqué les bons nageurs d'un certain âge le font quasi-systématiquement avant d'entrer dans l'eau. Ce n'est pas pour rien. En effet, il faut s'étirer, légèrement, dans le but premier, de retrouver une position redressée, bien droite sur sa colonne vertébrale (on peut aussi bien sûr étirer ses épaules, ses bras, chevilles, etc...mais les étirements dont je parle sont ceux spécifiquement destinés à retrouver une bonne posture afin de faciliter la transition entre la terre et l'eau). Ainsi, s'agissant la verticalité, le site Swimsmooth recommande par exemple l'étirement suivant avant de nager (voir photo ci-dessous) : debout bras tendus à la verticale au dessus des épaules, puis toujours debout baisser les coudes pour toucher vos flancs, les avant-bras à 45° en l'air sur la même ligne que vos épaules, puis sans bouger les coudes, abaissez vos mains pour former un angle de 90° avec votre tronc, les mains toujours sur la même ligne que vos épaules; cela va étirer votre dos et vos épaules vers l'arrière; c'est fait pour !

(source: swimsmooth.com)

- en début de séance, en crawl, ne chercher pas étendre la main parallèlement à la surface mais prenez de l'angle (vers le fond) pendant les 10 ou 15 premières minutes de votre séance (voire plus): cela aidera votre bassin à rester plus près de la surface,

- baisser la tête et regarder le fond du bassin: relever la tête, si  le bas de votre dos est  raide,  vous fera plonger les jambes et à force tirera sur votre nuque, vous fatiguera et vous fera perdre en sensations,

- penser au battement de jambes: léger et non propulsif, il vous aidera tout de même à éviter d'avoir les jambes qui plongent.


Si, après tout cela, vous ne vous sentez toujours pas mieux dans l'eau, c'est que c'est vraiment un jour sans ! Ca ira mieux demain !


Bonne nage !

jeudi 20 janvier 2011

Modélisation des 4 nages



Pour ceux qui s'intéressent à la technique, dans les quatre nages notamment, voici un lien vers un site intéressant sur lequel on peut regarder la modélisation de la nage réelle de vrais champions du monde (hommes et femmes) en brasse, crawl, papillon et dos.








samedi 15 janvier 2011

mardi 11 janvier 2011

Exploits: le record du 400m nage libre de 2002





Sur cette vidéo, les amateurs de belle technique apprécieront tout particulièrement la manière dont Ian Thorpe alterne sa respiration en 2 temps, côté gauche et côte droit.


Le commun des nageurs (et même les champions) a presque tous tendance à avoir un meilleur côté que l'autre quand il nage en 2 temps; c'est d'ailleurs le cas de Grant Hackett dans la ligne à côté qui respire toujours du même côté ; Ian Thorpe, en revanche, est aussi à l'aise et rapide d'un côté que de l'autre ! Il alterne une longueur en respirant à gauche et l'autre en respirant à droite.  Simple, n'est-ce pas ?


C'est assez exceptionnel pour être noté et cela démontre le degré de maîtrise technique de ce nageur. Tactiquement, cela lui permet de rester en contact visuel constant avec son seul véritable adversaire sur cette course: Hackett.


Et, comme tous les virtuoses, il réalise cela avec une apparence de simplicité surprenante.


(lien youtube : http://www.youtube.com/watch?v=5_FwRjBC8Io)



vendredi 7 janvier 2011

mardi 28 décembre 2010

mardi 21 décembre 2010

vendredi 17 décembre 2010

Défaut (pas si) habituel: allonger son bras avant même l'entrée dans l'eau

Nager technique crawl natation conseils entraînement
Ce post est désormais disponible dans le livre "Le Plaisir de Nager"


mardi 14 décembre 2010

FAQ: pourquoi veiller à garder le coude haut sous l'eau ?

Nager technique crawl natation conseils entraînement

Ce post est désormais disponible dans le livre "Le Guide du Crawl Moderne"


vendredi 10 décembre 2010

mardi 7 décembre 2010

Un an...


Ce blog fête son premier anniversaire...1 an déjà...


189 posts (soit plus d'un tous les deux jours) et le sentiment de ne pas avoir couvert tous les sujets...

Bonne nage à toutes et à tous !

mercredi 1 décembre 2010

mardi 30 novembre 2010

Naissance: "Le Plaisir de Courir"



Une fois n'est pas coutume !

Je vous annonce la naissance de mon second blog: le bébé s'appelle: www.leplaisirdecourir.blogspot.com.

Comme son nom l'indique, il sera consacré à la course à pied ; il parlera uniquement technique.

J'y ferai paraître toute une série de billets dans les semaines qui viennent qui résumeront la plupart de mes réflexions sur la technique en course à pied.

Bonne lecture pour ceux que cela intéresse !

jeudi 25 novembre 2010

mercredi 17 novembre 2010

Le "Flow"


Retrouver cet article dans mon livre: 

(Thierry Souccar Editions) 

(et plus encore) !




lundi 1 novembre 2010

Le paradoxe du Tempo Trainer



Pour ceux qui s'entraîne seul, aux horaires publics des piscines, un petit outil intéressant est le Tempo Trainer. C'est un métronome que l'on glisse sous son bonnet et dont on peut régler la fréquence à volonté. J'en avais déjà parlé sur ce blog.

Bien que ce soit plutôt rébarbatif d'entendre un "BIP" dans ses oreilles, nager au métronome permet de:

- mettre du rythme dans ses séances: en effet, quand on nage seul, on a une certaine tendance à nager toujours au même rythme et pire encore à ralentir ce rythme parfois au prétexte de nager avec plus d'amplitude. Or, cela peut aboutir à régresser plutôt que progresser ;

- connaître sa vitesse: aux horaires publics, il est parfois difficile de pouvoir nager, même un 100m, sans s'interrompre ou devoir casser son rythme. Avec le Tempo Trainer, il est facile de calculer sa vitesse en comptant son nombre de coups de bras moyen par longueur. Si on perd son rythme, il suffit de se recaler sur le métronome avec la même distance par coup de bras pour revenir à la vitesse choisie.

J'ai pu constater avec ce type d'entraînement au métronome qu'il était beaucoup difficile de nager avec un "BIP" sur chaque coup de bras qu'avec un "BIP" tous les deux coups de bras, même si la fréquence est au total la même; ainsi, par exemple, il est plus difficile de tenir l'entrée de chaque bras sur un BIP toutes les secondes que l'entrée de la main droite (ou gauche peu importe) toute les deux secondes. Alors qu'au total, le résultat est le même.

Ceci vient du fait qu'il est rare qu'on nage en parfaite symétrie; surtout quand on nage en deux temps. Le fait de devoir tenir le "BIP" avec chaque bras devient vite stressant car cela oblige à respecter une symétrie parfaite de timing des deux bras.

Il est moins stressant de régler le "BIP" deux fois plus lentement et de ne le caler que sur l'entrée de la main d'un côté. Au total, la vitesse sera la même mais l'usage du Tempo Trainer sera nettement plus agréable.

Bonne nage!

lundi 25 octobre 2010

Décès de Fran Crippen


On a appris la triste nouvelle, ce week-end, du décès du jeune et talentueux nageur américain Fran Crippen lors d'une compétition en eaux libres de 10km dans les Emirats Arabes Unis.

La cause de la mort serait, semble-t-il, une défaillance cardiaque. Selon les informations publiées sur le net, l'eau lors de la compétition était de plus de 30 degrés. 

Voici un extrait (prémonitoire ?) du site natationpourtous.com justement sur les dangers de nager dans une eau trop chaude:

"dans une piscine surchauffée?


Pour terminer, nous allons étudier le cas de l'entraînement dans une eau dont la température est supérieure à 30°. Comme nous l'avons vu la transpiration est un mécanisme inefficace dans le milieu aquatique et tout repose donc sur la convection. Pour faciliter le transfert de chaleur, le débit sanguin augmente vers les vaisseaux situés en périphérie. Dans une eau chaude, cet afflux sanguin va être maximum et le rythme cardiaque va donc augmenter. En raison de cette sollicitation supplémentaire du système cardiaque la fatigue du nageur augmentera, surtout si les efforts sont intensifs. A partir de 32°, la différence de température entre la peau et l'eau devient minime voir inexistante (d'où le choix de cette température minimale pour les activités bébés nageurs). En plus de la transpiration, c'est la convection qui devient alors inefficace, le corps ne dispose plus d'aucun de ses mécanismes de régulation et la température centrale augmente. Ceci peut contrarier le fonctionnement des organes vitaux (coeur, cerveau) et avoir de graves conséquences (coup de chaleur, malaises...). L'entraînement en natation à des températures élevées est donc contre-indiqué."




dimanche 17 octobre 2010

Défaut habituel : l'allongement du bras ("reach") (suite)

Pour compléter le post précédent, voici une vidéo de Total Immersion qui illustre bien le bon placement du bras et de la main au moment de l'allongement du bras.

http://www.youtube.com/watch?v=h8-ferFcKxQ&feature=related
titre youtube:TI Coach Gadi Swims Freestyle

jeudi 14 octobre 2010

Défaut habituel: l'allongement du bras (le "reach" en anglais)



[Petite introduction tout d'abord: ce blog est ouvert depuis maintenant près de dix mois. Il fêtera son premier anniversaire le 9 décembre prochain. Au total, ceux sont à ce jour 58.246 pages vues. Depuis sa création, je pense avoir déjà traité de très nombreux sujets qui ont, je l'espère, permis aux lecteurs de prendre encore plus de plaisir à nager. C'était le but initial de ce blog. Mon but n'étant pas de me répéter à l'infini, le rythme des billets de ce blog se ralentit bien entendu. Pardon pour les accros...]

La photo ci-dessus est, j'en suis sûr, pour beaucoup de nageurs, une représentation exacte d'une bonne position de nage au moment du "reach" (c'est à dire à l'allongement du bras). Il ne faut malheureusement pas se fier aux apparences; en effet, si on y regarde de plus près, cette position pose de nombreux problèmes surtout si le nageur la maintient pendant un peu trop longtemps, ce qui est très souvent le cas, quand on cherche à allonger la distance parcourue par cycle de bras.

Quand on y regarde de près, on peut constater plusieurs choses qui peuvent s'avérer problématiques surtout pour une personne qui a appris la natation sur le tard et qui a une souplesse dans la moyenne:


1) le bras forme un angle fermé avec la surface: c'est très subtil à voir mais l'épaule est légèrement plus basse que la main et les doigts sont plus haut que le poignet (trait vert): ce petit détail peut paraître insignifiant mais il ne l'est absolument pas. En effet, cette prise d'angle crée une surface résistance frontale loin d'être négligeable. L'eau vient frotter sur la paume de la main (trait rouge), le poignet, l'avant-bras, sans parler du frottement sur le flanc du nageur au niveau de ses pectoraux (zone verte). Cette surface de frottement va évidemment ralentir le nageur.

2) mine de rien, cette position demande beaucoup de souplesse. Essayons d'imaginer ce que cela donnerait si le nageur cherchait à reproduire cette position, non pas horizontalement dans l'eau, mais verticalement, hors de l'eau, les deux pieds au sol. A moins d'être très souple (du genre Maître Yogui au 9ème degré), ou gaîné comme un athlète olympique, il est quasiment certain que cette position va créer des tensions dans son dos et naturellement son bassin va s'enfoncer car il faut être très souple pour pouvoir ainsi amener son épaule au niveau du visage avec le bras légèrement tendue vers l'arrière (puisque le nageur est à la verticale dans mon exemple) et ne pas avoir la hanche qui s'avance. Pour la plupart des nageurs, cette position va les faire enfoncer leur bassin (flèche rouge) et perdre leur horizontalité. Il en résultera la nécessité de plus d'effort pour avancer et un freinage. 

Alors que faire ? Plutôt qu'étendre le bras horizontalement à hauteur de son épaule, il faut souvent mieux prendre un peu d'angle vers le fond du bassin au moment de cette extension (voir photo ci-dessous). En agissant de la sorte, on doit pouvoir éviter les deux écueils que sont l'augmentation de la surface de frottement et le bassin qui plonge du fait d'un manque de souplesse. Soyez-y attentifs surtout en début de séance lors de l'échauffement. A ce moment, le corps est encore souvent raide et si vous adoptez la position de la photo du haut, il est fort probable que vous allez vous sentir fatigué dès l'échauffement. Au contraire, en prenant un peu d'angle (voire même beaucoup lors des premières longueurs), il vous sera plus facile de tenir tranquillement le rythme de l'échauffement. 

Une fois que le nageur est bien échauffé, il peut essayer de rouvrir l'angle du bras en l'allongeant plus horizontalement avec la surface si cela lui permet de gagner en amplitude sans toutefois trop le fatiguer. Quand la sensation de fatigue revient, n'hésitez pas à reprendre un peu d'angle pour voir si cela ne vous permet pas de "souffler" un peu. Veillez toujours à ne pas avoir le poignet plus bas que les doigts et pour cela, il ne faut pas hésiter à casser un peu le poignet dès l'entrée de la main dans l'eau.

Bonne nage!





mercredi 15 septembre 2010

Gadget: Finis Swimsense




Finis annonce pour la fin de l'année son nouveau joujou qui pourrait bien démoder le Pool-Mate (Swimovate) : le Swimsense.

Il s'agit d'un capteur qui se porte au poignet et qui, selon Finis, enregistre la vitesse, la distance, le nombre de coups de bras, la fréquence des coups de bras et la dépense calorique ; surtout il reconnaît automatiquement le type de nage, toutes ces données étant transférables sur son ordinateur.

Le prix annoncé est de 200 US Dollars aux USA (soit probablement autour de 200 euros une fois disponible en Europe).